CHAPITRE II
Mise en place des détails.
L’emploi de la Photographie, plane ou cylindrique, n’exempte pas le topographe de l’obligation de tenir sur le terrain un cahier de croquis, sur lequel il dessine, en les rapportant aux lignes du canevas par de simples mesures au pas, tous les détails de la planimétrie et du nivellement.
Quand il s’agira de placer ces détails sur la mi nu te du canevas, c’est-à-dire, en fait, de dessiner la carte, les photographies viendront à point pour rafraîchir la mémoire de l’opérateur, rectifier ses jugements et lui montrer la véritable valeur de renseignements recueillis parfois un peu à l’aventure. On devra surtout faire la plus grande attention à conserver les alignements , inscrits de façon si nette sur les clichés, c’est-à-dire à placer en ligne droite sur la carte les détails qui, sur le cliché, sont sur une même verticale.
LE CYLINDROGRAPIIE TOPOGRAPHIQUE.
Emploi de la photographie plane.
Pour ce travail encore, les renseignements fournis par la perspective plane sont loin de présenter le même caractère de précision que ceux que donne la perspective cylindrique. La première est basée, en effet, sur une hypothèse qui ne se réalise jamais dans la nature (intersection des rayons visuels par un plan vertical); aussi les effets qu’elle produit, effets variables du reste avec la position du tableau, sont-ils souvent choquants et contraires au bon sens. Sans pousser à fond cette proposition, qui pourrait amener de longs développements, nous nous contenterons de citer quelques cas simples, où ce genre de perspective est en complet désaccord avec l’effet réel que la nature produit sur notre œil.
Premier exemple. — - Il est incontestable que, dans la nature, les objets nous paraissent d’autant plus petits qu’ils sont plus éloignés de nous : tangente de l’angle de grandeur apparente et distance sont inversement proportionnelles. La loi fondamentale de toute perspective rationnelle devrait