XVI PREFACE
joyeux s'cciicrent: qu'il est bon ! aux endroits qu'ils II 'entendoienf point. . . »
Cyrano de Bergerac, c'est une séduéiion simultanée de ta vue et de l'ouïe. C'est de la couleur et de l'barnu)nie. On r ebercberait vainement autre chose. M. Rostand synthétisa, pour l'aeeomplissement de son hérésie historique, tes procèdes des peintres et des musiciens impression istes.
Son imagination chevaucha undonquichottesque dada et sa pièce p/ 1. pour des causes ultérieurement élucidées, la triomphante manifestation de l'école imaginative au théâtre. Or r imagination ne semthirrasse pas des gloses historiques. Elle les dédaigne. Elle est comme quelque moderne mondaine à qui l'on offrirait les disgracieuses et lourdes parures du Moyen- Age. Elle s émancipe de toute sujétion : elle se libère de toute servitude. Elle a des ailes et embrasse le ciel.
OSjJUs sommes cocardiers ; c'est un fait. Le panache et l'épée, de Cyrano : son air
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frondeur et sa gouaille rie agressive devaient lui assurer un parti. Des énergumèncs, sortis du théâtre, crièrent au chef d' œuvre. Catulle Mendès, gymnaste des mots, tambourinaire du Parnasse, et — par quelle Ltreonstance imprévue ! — arbitre du goût artistique, Catulle Me n dés lui même prodigua d'emphatiques dithyrambes au jeune aède, ne discernant pas que, dans un chefd'œuvre, Fimagination doit envelopper la vérité historique, éi moins qu'elle ne demande à la vie ambiante une documentation multipliée.
Et depuis la représentation de sa pièce, M. Rostand, ci l'exemple de Cbasteauprt. personnage du Pédant Joué, est devenu « le fils du Tonnerre, le frère aine de la foudre, le cousin de r Eclair , l'oncle du Tintamarre , le neveu de Car on, le gendre des Furies, le mari de la Parque, le Ru (fie n de la Mort ». // plane, il règne dans l'éther. Les bouteilles de Cyrano, emplies de rosée, font transporté vers le soleil dispensateur d'auréoles.
XVIII l'RKI ACE
Uaiis le reçu illeme lit beat de la foule, il m'a plu, comme l'aurait fait Bergerac, «.d'estropier le silence » et de jeter un blâme. Et voici quelle étrange missive m'est adressée en réponse à ce blâme :
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