SCÈNE .IV
DJÉMJÉXRIUS seul.
OÙ suis-je? quel abîme à mes yeux.se présente f
Quel est cet avenir dont l'horreqr m'épouvante?
Tout n'était donc qu'un rêve! et de cette grandeur^
De ces vastes desseins où s'étevait mon cœuV,
Il ne me reste rien, rien que l'ignominie !
C'en est fait ! plus d'espoir ! ma carrière est flétrie !
D'un vil ambitieux misérable instrument,
Ce trône est un opprobre, et ma gloire un tourment !
 ses lâches projets vouant ma destinée,
D'avance à l'infamie il l'avait condamhée*^
Tu seras, disait-il, un fantôme imposteur;
Et je veux sur mes pas traîner un roi menteur.
Ah! jetons loin de moi la pourpre, la couronne!...
Que viens-je faire ici? ma raison m'abandonne.
Que viens-je faire ici?.,, dans le palais. des rois?
Tes titres, quels sont^ls?... Parle, quels sont tes droits?
Effroyable pensée!... Et toi, chère Euphrasie,
Dois-tu de mon destin partager l'infamie?
Que ne me laissait-il où le ciel m'a placé!
De la vie au tombeau sans bruit j'aurais passé;
On eût uni ma cendre à celle de mon père.
Et quelques çlcurs peut-être auraient mouillé la terre.
Mais quoi! suis-je donc fait pour cet obscur destin?