MARPHA, DÉMÉTRIUS
(Marpha est assise ; Déinétrins est debout près d'elle.)
Levez sur moi, Czarine, un regâM moins sévèrfe! Laissez-moi croire encor que vous êtes ma mère ! N'ouvrez pas devait ipoi cet horrible avenir, Dont l'aspect m'épouvante et que je voudrais fuir 1 Ah ! ne prononcez pas la terrible sentence !
L'homme cônàerve-t-il les traits de son enfance? Voyez ; contemplez-moi d'un regard curieux.
Peut-être il s'ofïrira quelqu'indice à vos yeux!
sa LE CZAR DÉMÉTRIUS.
Quoi !... vous les détournez!... vous gardez le silence. Votre cœur oppressé souffre de ma présence.
Il semble que ces lieux de mes pas soient flétris... Je puis braveç ta haine et non pas le mépris !
MARPHA
Hélas! je n'ai pour vous ni dédain, ni colère. Je souffre à votre aspect... pardonnez , je suis mère t Je ne retrouve pas le fîls que j'ai perdu.
La nature est muette en çion cœur éperdu.
C'en est fait.... Excusez la douleur qui m'égare! Hélas! Je ne sais quoi d'inconnu nous sépare !... Vous n'êtes pas mon fîls!... Cruel pressentiment. Tu m'avais fait prévoir l'horreur de ce moment! Dans les pleurs j'attendais, je craignais votre vue!; Par vous cette couronne à ma race est rendue ! Que vous fiissiez mon fils, ou moii libérateur, -Je voulais vous aimer, vous cacher ma douleur , Étouffer dans mon sein le cri de la nature !... Votre aspect a rouvert ma sanglante blessure ! Vous a'êtes pas mon fils !
D^MIÉTRIUS.
Je suis* votre vengeuré La nature , Czarine , impose à notre cœur Un langage sacré que Ton ne peut contraindre; Je ne veux, croyez-moi, l'exiger, ni le feindre. Si le ciel eût rempli mes vœux et mon espoir, Le penchant dans mon sein se fût joint au devoir^.