SCÈNE m
Lés pRiCEDENs , DÉMÉTRIUS blessé. Il marche soutenu par Sandomir et par Romanow. seigneurs RUSSES ET polonais, PEUPLE ET SOLDATS.
DÉMÉTRIUS. On rassied.
Marpha , le ciel est juste.
Il conserve le trône à votre race auguste.
jS LE CZAR DÉMémiUS.
L'espoir des conjures est à jatMis détruit.
Mais venez près dé moi... Je ne sais quelle ouit S'épaissit par degrés autour de ma panp»iffe«.4
EUPHRASIE, courant à lai.
Cher prince!
DEMÉTRIUS.
Calmez-vous , ma blessure est légère.
J'ai perdu tant de sang que je puis m'afFaiblir ; Mais le ciel à vos vœux ne doit pas me ravir. D'une vaine terreur sachez donc vpus défendre. Vous, Czarine, approchez... Je dois, sans plus attendre, Quelques instans, Marpha, vous parler sans témoin. Mon esprit est troublé par un pénible soin.
( Tout le monde s'éloigne au fond de la scène. Marpha reste seule près de Démétrius qui continue à voix basse : )
Écoutez , j'ai voulu rassurer sa tendresse ; Et de ce cœur qui m'aime épargner la faiblesse. Mais je puis sans détour m'expliquer avec vous... Marpha, tout me Fannonce... oui , le destin jaloux Veut m'enlever du monde au sein de ma victoire , Et ne me permet pas de jouir de ma gloire...
Je vais niourir... J'en ai l'affreux pressentiment! De toi dépenc^ la paix de mon dernier moment. L'image du passé me tourmente et m'oppresse... Marpha, roici Tinstant de remplir ta promesse... T'en souviens-tu ?