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Un deuxième magasin avait été créé à Abodougnanli

Marche sur Atchéribé. — En deux étapes, dont une de nuit, le colonel Dumas se porle sur la route de Paouignan, par une marche lente et difficile, en suivant un sentier qui passe à travers de nombreux rochers.

Le 98, le groupe Drude se met en route. Lui aussi, il rencontre bien des obstacles sur son chemin, et, en particulier, il a de nombreux cours d'eau à traverser. Il installe un magasin à Begohonou.

Le groupe de Cauvignv arrive en ce point le 3 novembre, jour où les groupes Drude et Boutin se portent respectivement sur Bododji et sur la Louto. Quant au commandant Chmitelin, il amène son détachement à Abodougnanli.

Le 4, des émissaires de Bechanzin se présentent au général Dodds; mais celui-ci ne considère pas leurs offres comme séricuses et, continuant son mouvement, il pousse un de ses groupes jusqu'à Gounsoué, tandis que le colonel Dumas arrive à Zoutenou, puis à Paouignan. La possession de ce point ferme aux Dahomiens les routes vers le Whémé et le territoire de Lagos. Aussi ceux-ci livrent-ils, dans les journées des 6, 7 et 8, 476 fusils à tir rapide, # canons et des munitions. En même temps, ils annoncent l’arrivée de princes, de ministres et de cabéçaires qui vicnnent opérer leur soumission.

Mais deux ministres seulement se présentent et le général Dodds refuse de les recevoir, ne voulant pas cntrer en pourparlers avec un souverain dont il a prononcé la déchéance. Il les renvoie donc, leur interdisant de revenir sans être accompagnés de la totalité des princes, des ministres et des chefs. Une compagnie escorte ces deux personnages jusqu’à deux heures du camp, sur le ruisseau le Paco.

Le 8, le groupe Drude ÿ bivouaque, tandis que le colonel Dumas se porte de Paouignan sur Gouvelin, à mi-chemin d'Atchéribé. Mais on est obligé de suspendre cette marche qui affole la population de la ville et qui empêche la réunion des dignitaires dont la capilulation a élé demandée. Le général annonce qu'il reprendra son mouvement en avant si, le 9, à 8 heures du matin, leur soumission n'est pas accomplie.

Tous se présentent dans la journée, au nombre de 32 (4 ministres, 8 princes, 20 grands chefs). Se considérant comme sacrifiés d'avance, ils sont tout étonnés d’être bien trailés. Le général les recoit et leur dit qu'il ne promet la vie sauve à Bchanzin que si celui-ci se rend sans qu’on soit obligé de marcher contre lui.

Mais l'ex-souverain craint qu'il ne lui soit fuit du mal ct il n'ose se rendre, bien qu’un de ses frères lui soit envoyé à plusieurs reprises pour l'y décider. Il évacue Atchéribé pendant la nuit, et le colonel Dumas, qui y arrive, après avoir jelé un pont sur le Paco !, ne l'y trouve plus.

Poursuite de Behanzin. — Il s'est retiré près de Bedavo, avec une centaine de gucrriers armés de fusils à répétition. Il doit se diriger sur Savé cet, de là, sur Aklampa, ou bien chercher à gagner la frontière anglaise. Peut-on compter sur les indigènes pour l'arrêler”? Les gens de Dassa, qu'il a pillés, nous ont bien promis leur concours; mais le roi de Savalou a répondu évasivement quand on lui a demandé de barrer la route à Behanzin.

Les eaux baissant constamment, le service des élapes doit rechercher un

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