‹ Le DahomeyChapitre 8 sur 92 · PRÉFACE. XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XV

portation comme à l'exportation. En tout cas, des « conseils aux Européens » qui ont été dictés à M. Foà par l'expérience, il y en a beaucoup à retenir, en particulier celui de ne tenter d'entreprise qu'avec « un fort capital »; 1l y a aussi à méditer ce fait, trop connu de ceux qui s'occupent de questions coloniales, que sur le territoire portant pavillon français, ce ne sont pas les négociants français qui occupent seuls la place, ni même qui occupent toujours la première place : à Porto-Novo, il y avait, en 1893, deux maisons françaises, trois maisons allemandes, une maison portugaise, et c'était un bateau à vapeur allemand qui faisait le service entre cette ville et Lagos.

Je répéterai, en terminant, une maxime que j'ai souvent eu l'occasion de citer en parlant d'agriculture, d'industrie ou de commerce : « Aide-toi, le ciel t'aidera. » Les négociants n'ont pas, dans le cas présent, à se plaindre du ciel, je veux dire de l’action gouvernementale; qu'ils s'aident eux-mêmes. Le livre de M. Foù les éclairera sur l’état des populations et sur les ressources naturelles du pays, qu'il est nécessaire de connaître pour entreprendre en connaissance des faits et pour bien diriger une affaire commerciale : c'est pourquoi j'ai accepté de le

présenter au public.

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