‹ Le dandyChapitre 19 sur 27 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ASTERMANN, BROWN , WALMOOR, Jeunes Lords,

puis FRANCK.

WALMOOR.

Arrivez , messieurs, arrivez ! voyez, tout est disposé

poar vous recevoir. (// ouvre la porte du fond; on voit une table élégamment st'nue.^

ASTERMANN.

Des vins <le France el une coquette à mystifier! Je te

sais grc , W^aimoor, d'avoir pensé à moi.

UN JEUNE LORD

Oui de nous n'a pas à se plaindre de Dona Maria ?

WALMOOR.

Oui, sileciol le permet, j'exercerai aiijourdhui une vengeance publique et particulière. Dona Maria est une de ces femmes dont le passe-tems le plus doux est de torturer de pauvres cœurs qu'elles se font un jeu d'attirer et d'éloigner tour-à tour; trop coquette pour dire oui , trop peu vertueuse pour dire non, elles ont dans le cours de leur vie cent adorateurs qu'elles désolent , et pas trois amans qu'elles rendent heureux.

ASTERMANN.

Toi, mon. pauvre Rrown, qui depuis si long-tems es la victime de sa coquetterie , lu dois sourire au projet de Walmoor?

BROWN

Si Dona Maria vient ici, c'est une indigne que j'abandonne

à vos sarcasmes, mais jusque-1.^

WALMOOR , souriant.

Ah ! . . . si elle vient?. . .

FRANCK , entrant.

Mllord, voire voiture est prête.

ASTERMANN.

Tu nous quittes.''

WALMOOR.

Pour peu d'inslans. Ces flacons vont vous tenir compagnie ; je reviens bienlôl.

ASXERMANN.

rf. phi ne tarde pas.

Je suis à vous.

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