COUPLET
L'amant, pjir l'espoir enQamoid , Rêve femme tendre et naïve, Et d'un bonheur qui l'a charme' , Il poursuit l'ombic fugitive;
L'ombre s'esquive!
Eh bien! quand s'c'vanouira /r Dandy. 5
Le ranlôme qu'il voulait suivre ,
Au mensonge qui l'cgara,
Si le regret «levait survivre , ;'
Le vin de France l'en délivre !...
Versez donc! heureux qui s'e'nivre !
Grâce à l'ivresse, il oublîra !
LE JEUNE LORD
Eh ! que vois-je? sir Johnson î
Qu il soit le bien venu !
SCÈIVE V.
Les Mêmes, JOHNSON.
BROVVN.
Parmi nous un sage !
JOHNSON
Voilà un mauvais compliment que je n'accepte pas.
ASTERMANN.
Sir Johnson trouvera ici matière à un chapitre de morale.
JOHNSON
Oui, lord Walmoor m'a conté ses projets.
ASTERMANN.
Ne les approuvez-vous pas r
JOHNSON
Que servirait de les blâmer? Ne faut- il pas qu'elle s'e'coule cette jeunesse joyeuse et passagère , trésor que j'ai prodigué comme vous? Elle fuit et nous abandonne avec les désirs et l'impuissance , des souvenirs et des regrets ; et que nous laisse-t-elle pour les apaiser ? le vin , la politique , la Bourse , une église , une plume et la gloire , vile prostituée qui n'a d'autre mérite que d'êlre chère et capricieuse ! Puis , quand notre esprit a passé par tous ces riens, arrive l'ennui, ce bâillement éternel contre lequel il n'est point de remède efficace. Vivez donc, jeunes gens, vivez, mais épargnez les femmes; car vous leur devez vos plus doux momens.
BROWN
Et nos plus grands chagrins.
Réflexion d'amant dupé !
BROWN
Qui espère bien ne plus l'être.
ASTERMANN.
Buvons donc à tes prochaines amours.