SCÈNE VII
Les Mêmes, LE BARON.
WALMOOR
Veuillez approcher , monsieur le Baron : je ne m'attendais guère à une si bonne fortune.
LE BARON
Et moi, je ne croyais pas trouver chez vous si nombreuse compagnie.
WALMOOR.
Que voulez-vous ? Nous tâchons de tuer le tems; bien certain qu'il nous le rendra.
LE BARON
Avant de quitter Londres , milord , je voulais avoir avec vous une explication sérieuse.
WALMOOR.
Oh! rien de sérieux pour aujourd'hui, je vous en conjure.
Cependant, milord. . .
WALMOOR.
Encore une fois , je vous en supplie , Baron ! Vous m'avez fait l'honneur de me visiter ; souffrez que je vous prie de vous joindre à nous : voyez, la table est dressée; les flacons sont pleins , vidons-les gaîment ; et , comme disait le duc de Guise , à demain les affaires.
LE BARON
Mais ce lendemain , le duc de Guise ne le vit pas.
WALMOOR.
J'epère que nous le verrons , nous ! . . . Et que sait-on ? . . . Peul-ôlre ce qui va se passer ici changera-t-il toutes les dispositions de votre ame?
LE BARO?(
(^ue voulez-vous dire ?
WALMOOR.
Une vengeance bien légitime est près de s'exercer : certain masque sera démasqué devant vous.
LE BARON
Expliquez-vous, milord.
WALMOOR.
Rien de plus pour l'instant ! . . ^ Vous me connaissez , Baron : si , plus tard , vous exigez davantage , je serai à vos ordres.
Que signifie tout cela ?
ASTERMANN , has aux outrcs.
Il ne sait où il en est !.. .
WALMOOR.
Vous consentez, monsieur le Baron?
LE BARON
J'attendrai.
WALMOOR.
A la bonne heure ! . . . (^Franck vient parler bas à IVaJmoor.) C'est bien! messieurs, on arrive; entrez là-dedans, faites silence et soyez prêts ! « Car les choses n'iront que /usqu'oit vous voudrez. »
LE JEUNE LORD, au Buron.
Veuillez nous suivre.
LE BARON
Je ne sais quelle curiosité m'enchaîne ici !. . .Allons !
ASTERMANN. '.i'» f-WOv
Tes cent guinées , Br own.
BROWN
Elles sont a toi.
WALMOOR.
Sir Johnson, taillez votre plume: Baron, ouvrez bien les oreilles.
- ( Ils entrent dans la pièce du fond; IV almoor ferme la porte.')