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reçurent des embellissements considérables. Malheureusement il n’en subsiste aucun en Danemark; mais il y en a de très-bien conservés en Scanie, alors partie intégrante de ce royaume.
De plus, tous les objets indispensables à la vie quotidienne continuèrent d’être fabriqués dans le pays; c’est ce qui avait lieu, par exemple, pour le drap et autres tissus servant à l’habiliement, ainsi que pour les ustensiles' les plus fréquemment employés. Les châtelaines et les demoiselles nobles passaient leur temps à tisser et à fder; c’est ce que nous apprennent plusieurs ballades: dans l’une, par exemple, il est question d’une foule de personnages que les deux filles d’un grand seigneur avaient représentés avec beaucoup d’art sur une tapisserie faite au métier.
Les armes aussi étaient fabriquées par des ouvriers du pays. Le musée en possède plusieurs appartenant à cette époque et offrant ces ornements si particuliers à la Scandinavie que nous avons décrits plus haut, c’està-dire des lignes singulièrement contournées et des têtes de dragons. C’est là du reste le dernier exemple de l’emploi de cette décoration, qui disparaît totalement au XV® siècle avec le triomphe de l’art gothique.
Notons également que l’imprimerie apparut dans le " Danemark à la fin du xv® siècle : le premier livre qui sortit des presses danoises date de là86.
Pour ce qui concerne tous les objets de luxe, c’était la hanse teutonique et plus tard aussi les Pays-Bas qui les fournissaient. L’art de l’orfèvrerie seul était encore quelque peu cultivé en Danemark. Pour lui donner une nouvelle impulsion, plusieurs monarques firent venir de l’étrauger des orfèvres renommés; c’est ainsi que Chris-
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tian P‘‘ appela Daniel Aretœus pour confectionner la fameuse corne d’Oldenbourg conservée au musée des souverains, au château de Rosenborg, à Copenhague.
Il en existe une imitation dans la section danoise de l’Exposition; elle est sortie des mains de M. Ghristesen (classe 21 et 36, n° 1).
Quant aux produits de l’art et de l’industrie au moyen âge, nous n’avons voulu exposer dans la galerie de l’Histoire du travail que des spécimens se rattachant à une fabrication vraiment nationale, qui, comme nous venons de le voir, était extrêmement restreinte.
On n’y trouvera donc qu’un métier à tisser (n° 872), sur le m'odèle duquel étaient confectionnés les métiers dont on se servait naguère encore dans les îles de Faeroe et même dans d’autres îles danoises; puis des canons, dont l’un, trouvé sur la côte de l’île d’Anholt, date de la seconde moitié du xlv'^ siècle, et a, chose presque unique, conservé son affût tout entier (n° 873).