‹ Le Danemark à l'Exposition universelle de 1867Chapitre 38 sur 91 · LH DANEMARK · texte numérisé non relu

LH DANEMARK

que sont dns en grande partie les progrès rapides de l’industrie et de l’agriculture dans ces derniers temps. Nous avons déjà exposé ce que la Société d’industrie a entrepris dans ce but (p. 169); nous devons ajouter que la Société d'économie rurale a mérité la reconnaissance du pays en faisant, par exemple, apprendre à une foule de jeunes paysans les nouvelles méthodes d’agriculture.

Le nombre des revues et des travaux publiés par ces sociétés ne manque pas d’importance. Du reste, il s’imprime en Danemark beaucoup d’autres écrits périodiques. Ainsi il n’est pas de ville qui ne possède un journal, et dans les plus importantes il en existe même plusieurs.

La bibliothèque royale de Copenhague possède Zi50,000 volumes et 15,000 manuscrits. La bibliothèque de l’Université, à laquelle a été réunie tout dernièrement celle de Glaesen, renferme 2/i0,000 volumes et beaucoup de manuscrits, dont plusieurs proviennent de l’Orient et sont très-rares. Les autres villes, et même les campagnes, ont aussi leurs bibliothèques publiques.

Les musées sont très-riches et parfaitement classés et disposés. 11 y a un musée national pour les antiquités, un musée d’ethnographie, un musée chronologique (musée des souverains), un cabinet d’antiquités, de monnaies et de médailles, une galerie de tableaux, et enfin le magnifique musée Thorvaldsen.

Tous ces musées sont à Copenhague; mais il en existe d’autres dans les principales villes et qui contiennent les antiquités locales.

Le public est admis gratuitement tous les jours dans ces divers établissements.

Le nombre des médecins est de 212 pour Copenhague. Dans le reste du royaume on en compte 320; une

A L’EXPOSITION UNIVERSELLE

centaine sont des médecins de district recevant une subvention de l’État, qui les a nommés. Ils doivent secourir gratuitement les pauvres.

Des hôpitaux et maisons de charité existent partout en Danemark ; ces établissements possèdent le plus souvent des fonds spéciaux qui s’élèvent pour quelques-uns d’entre eux à des sommes fort considérables.

Le nombre des pharmacies est de 80, dont 12 dans la capitale, 22 dans les campagnes, et le reste dans les villes et bourgs.

Le Danemark compte aujourd’hui un très -grand nombre de propriétaires fonciers; leurs terres sont d’une étendue très-variable. Dans les trois derniers siècles il en était tout autrement; ainsi, vers la fin du xviii®, le nombre des possesseurs de grands domaines était assez restreint; celui des petites propriétés était également fort clairsemé.

En revanche, il y a toujours eu dans le royaume beaucoup de fermiers possédant de 2 k à chevaux et de 8 à 16 vaches, etc.; mais les paysans n’étaient pas alors, comme la plupart de ceux d’aujourd’hui, propriétaires de leurs terres : c’étaient des tenanciers à vie.

Le sol avec les habitations appartenait à de grands propriétaires qui les baillaient à ferme aux paysans contre une redevance annuelle et contre le versement d’une certaine somme à l’entrée en jouissance. Le fermier exploitait la terre jusqu’à sa mort; s’il mourait avant sa femme, celle-ci pouvait garder la ferme jusqu’à son décès.

Le tenancier était en outre, comme nous l’avons dit plus haut (p. 180), soumis à la corvée; les ordonnances de Frédéric VI vinrent la restreindre, et de nos jours elle a été remplacée par une redevance en argent. Cette der-

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