‹ Le Danemark et l'Exposition de 1878Chapitre 3 sur 60 · AV A N T - 1' H 0 1' 0 S · texte numérisé non relu

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grand et le plus florissant des établissements libres et laïques, permet à des divisions entières d’élèves barbistes d’aller passer, chaque année, plusieurs mois consécutifs dans certaines villes d’Allemagne et d’Angleterre : en même temps qu’ils y apprennent par la pratique les idiomes dont ils ont vu la grammaire, ils acquièrent, dans la familiarité de la vie quotidienne, certaines notions exactes sur les peuples au milieu desquels ils vivent momentanément; des horizons nouveaux s’ouvrent à leurs esprits; ils sont étonnés d’apprendre beaucoup hors du pays natal, et ils comprennent déjà que la satisfaction intime qu’éprouve tout homme qui s’instruit, leur deviendra dans la suite d’autant plus sensible qu’ils la rechercheront plus souvent.

L’œuvre à laquelle travaillent ainsi les maîtres les plus autorisés de l’instruction publique, est une œuvre essentiellement nationale. La France vient de montrer, durant plusieurs années, dans la gestion deses affaires intérieures, un sang-froid, une prudence, un esprit de conduite qu’on ne lui connaissait pas ; la jeunesse, que prépare son enseignement progressif, peut encore être dotée de qualités nouvelles pour la vie extérieure, afin dese tenir prête à profiter des grandes relations internationales que

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