LENS
Tout récemment, en 1937, en France, DEMESSE présente un appareil détecteur et doseur de l’oxyde de carbone dont les caractéristiques sont les suivantes :
L’enceinte contenant l’atmosphère à étudier débarrassée de l’acide carbonique par passage sur de la potasse est branchée sur un dispositif d’oxydation permettant de transformer l’oxyde de carbone en acide carbonique (petit four électrique) ; cette atmosphère est alors entraînée par l’écoulement goutte à goutte dans un tube capillaire d’une solution de bicarbonate de soude colorée au bleu de bromothymol : il en résulte un changement de la valeur du pH de celle-ci et la lecture est faite à l’aide d’une cellule photoélectrique de façon à éviter toute erreur due à l’appréciation plus ou moins juste de l’observateur. Un étalonnage antérieur permet d'obtenir par lecture directe la concentration en oxyde de carbone. La sensibilité de cette méthode serait de l’ordre du 1/10.000.
En outre, un coffret de signalisation branchée aux bornes de l’appareil et réglé sur la concentration maximum tolérable, est susceptible, si on le désire, d’actionner des avertisseurs divers : klaxon, signal lumineux, etc, ou même de provoquer automatiquement la mise en marche d’appareils de ventilation, dans des locaux mal aérés, par exemple.
Les autres procédés de dépistage basés sur laction de l’oxyde de carbone sur l'acide iodique ou sur l’hémoglobine du sang, sont du domaine du laboratoire, et visent plus exactement le dosage de l’oxyde de
carbone, que nous allons maintenant envisager. Au-