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avons procédé en juin 1937, vers 16 h., à quelques déterminations, en faisant des prélèvements à 1 m. 60 du sol, dans les barrages établis en zones de circulation particulièrement intense :
Nombre
horaire Oxyde approximatif de carbone de voitures
Rue Mogador, entre le Bd Haussmann et
Inue de Pronos rt 1/35.000 1.100 Rue de Provence, entre la rue Mogador et
LÉ TO EEP e SAME RTE RE CRNE 1/70.000 1.200 Place de TOpéra, rue AUDEr. 7.0 1/75.000 3.000
Ces résultats viennent corroborer entièrement ceux antérieurement obtenus et il semble bien qu’il ne résulte aucun inconvénient actuellement pour la santé publique, du fait de la circulation incessante des automobiles dans les voies parisiennes.
On peut cependant se demander s’il en est de même pour les habitants des rez-de-chaussée, les boutiquiers en particulier, appelés à séjourner des heures entières chaque jour dans une atmosphère accusant fréquemment des doses d’oxyde de carbone de l’ordre de 1/15.000 à 1/20.000 : c’est la question si controversée de l’oxycarbonisme chronique que nous envisagerons ultérieurement,
Aux Etats-Unis, des hygiénistes, HENDERSON et HoccArD, Scxrway, Mac NozLy ont également étudié le problème automobile et les résultats publiés par eux sont beaucoup plus élevés. Si la teneur de 1/10.000 signalée dans une rue étroite à grande circulation n’a
rien de très surprenant — et encore faudrait-il savoir
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si elle a été observée à l’occasion des barrages — les chiffres suivants ne sont point sans motiver quelque scepticisme :
HENDERSON et HOGGARD signalent une atmosphère à 1/1.600 d'oxyde de carbone autour d’une voiture à l'arrêt, le moteur tournant au ralenti et 1/10.000 à 1/5.000, à quelques mètres en arrière de celle-ci circulant à 40 km. à l'heure.
Plus encore, WILSON, GATES, OWEN, DAWSON, examinant le sang des agents de la circulation dans les carrefours très encombrés, ont décelé, après huit
heures de fraction, 30 % d’hémoglobine oxycarbonée.