‹ Le darwinismeChapitre 22 sur 28 · JU · texte numérisé non relu

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seule exception peut être signalée, elle concerne les chiroptères, qui s’accrochent par les pieds de derrière et demeurent immobiles, la tête en bas, pendant de longs mois. Les reptiles dans l’hibernance se cachent dans la vase ; les mollusques se réfugient dans des trous, et ceux qui ont une coquille sécrètent une matière calcaire qui en ferme exactement l'ouverture.

Les insectes qui prolongent leur vie au delà d’une année cherchent aussi des retraites pour l’hibernance ; ils s’engourdissent et sont incapables de voler ou même de marcher.

Les causes de ce sommeil d’hiver s’expliquent par l’abaissement de la température, qui ralentit la circulation et ne laisse plus à l'animal qu'une vie privée de toute énergie. La nature, en faisant des animaux frugivores et granivores, a dû leur donner l'instinct des approvisionnements; mais, comme les fruits ou les graines qu’ils accumulent sont insuffisants pour les nourrir, elle a voulu qu’ils fussent dormeurs. Si les organes locomoteurs des oiseaux, principalement les insectivores, n’avaient pu les transporter des régions froides dans les régions chaudes, il aurait fallu, pour se perpétuer, qu’ils fussent hibernants. se

Lorsque la chaleur de l’été a desséché, sous les tropiques, rivières et marais, les grands reptiles, notamment les caimans, restent enterrés dans la vase et deviennent torpides. On peut les tuer impunément pendant ce sommeil forcé. Beaucoup d'animaux condamnés à de longues diètes se livrent au sommeil pour tromper la faim. La même chose arrive, dit-on, aux Boschimens, cette race d'hommes abrutie et dégradée ; mais l'emploi de ce moyen n’est, bien entendu. que temporaire.

Les plantes vivaces, par leurs bulbes et leurs tubercules, et les arbres, par leurs bourgeons aériens, sont essentiellement hibernants. Dans le désert de Bahia, au Brésil, où se trouvent des arbres à feuilles caduques, celles-ci ne se développent que s'il pleut. Or, il se passe quelquefois deux ou même trois ans sans qu’une goutte d’eau tombe du ciel, et aussi longtemps que dure cette sécheresse, les bourgeons qui ne s'ouvrent pas se comportent comme s’ils étaient à l’état d’hibernance.

Le sommeil quotidien, étudié chez les mammifères et chez

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