‹ Le darwinismeChapitre 24 sur 28 · PAGE 2 A · texte numérisé non relu

PAGE 2 A

puisent les éléments de leur accroissement. L’organi e nourrit l’organisme. Il est des carnassiers pour les airs vivantes, des carnivores pour les chairs mortes. Les animaux que la force etAltaille protégent servent à nourrir de leur sang les insectes suceurs. L’éléphant ne parvient à se SOUs- . traire à leurs piqüres qu'en se couvrant de vase, -le renne qu’en se réfugiant sur les hauteurs, l’homme qu'en se frottant de graisses et en consentant à vivre dans la fumée. Mais que dirons-nous des parasites, et même des parasites de parasites? Ne prenons que l’homme pour exemple : les ricins, la puce pénétrante, le sarcopte, les poux, s’attaquent à l’épiderme ou pénètrent dans le derme; les entozoaires habitent toutes les parties de son corps : estomac, intestins, foie, œil, muscles; on les trouve partout, et jusque dans les veines et dans le cerveau, On connait des parasiles pour la tête, pour le pubis, pour les pieds. La même chose peut se dire des autres animaux. C’est ainsi que la vie soutient la vie, et qu’une même loi se confirme par deux effets différents et en apparence opposés : conserver et détruire.

En présence des modifications organiques qui s’adaptent si parfaitement à la diététique des animaux, comment invoquer le hasard, comment confier à la variabilité, qui n’est soumise à aucune règle fixe, le développement des êtres vivants? Quoi de plus complétement séparés que les herbivores monogastres et polygastres, que les herbivores qui paissent l'herbe des prairies et les amphibies qui vivent exclusivement de plantes marines? Quoi de plus distincts par l’organisation que les ani-

” maux broyeurs et les animaux suceurs, que ceux dont la bouche est puissamment armée sde dents ir canines et de dents molaires, tandis que d’autres n’on langue extensible pour appareil de préhension et de manducation? Par quelles transitions auraient donc pu passer tant d'organisations spéciales, si nombreuses que, pour indiquer

seulement les principales, il faudrait ée re de gros “unes On ne le devine pas. Ce qui frappe nos yeux comme résultat de la création laisse peu de place à des

“après avoir étudié le résultat et proclamé ce qu’il y a diose, on ne pourrait dire comment et pourq uoi | l s’e

, de £

Peut-être alors serait-il sage de se contenter d’apprécier

effets sans trop se préoccuper des causes.

Page 1