I. Décret du 13 février
historiques qu'en apparence ^. La Commission Biblique, interrogée sur le point de savoir « si l'on peut admettre comme un principe de saine exégèse le sentiment d'après lequel il arrive que les livres de la Sainte Écriture, considérés comme historiques, soit en tout, soit en partie, ne racontent pas de l'histoire proprement dite et objectivement vraie, mais, sous les seules apparences de l'histoire, signifient des choses que ne comporte pas le sens proprement littéral ou historique des termes », répond négativement, « sauf le cas, — qu'on ne doit admettre ni facilement ni témérairement, — où, le sentiment de l'Église n'y étant point contraire et son jugement étant réservé, il est prouvé, par des arguments solides (solidis argumentis prohetur) que l'hagiographe n'a pas voulu faire de l'histoire véritable et proprement dite, mais bien proposer, sous les apparences et la forme de l'histoire, une parabole, une allégorie ou quelque sens différent de la signification proprement littérale ou historique des termes ^ ». Cette réponse, d'un caractère général, a perdu pour nous une partie de son intérêt, depuis que la Commission Biblique a elle-même expliqué comment il faut comprendre l'historicité des trois premiers, et plus spécialement du premier chapitre de la Genèse.
Le troisième et surtout le quatrième des décrets qui intéressent notre sujet sont, au contraire, pour nous, de la plus haute importance, le troisième ^ traitant de l'origine du Pentateuque, dont le premier livre, est, comme vous le savez, la Genèse ; et le quatrième * étant