‹ Le Darwinisme au point de vue de l'orthodoxie catholiqueChapitre 19 sur 65 · Lev,, VI, 14-16, 19, 22, 29; Deut, xiv · texte numérisé non relu

Lev,, VI, 14-16, 19, 22, 29; Deut, xiv

exemple, de manger le faucon, selon ses espèces, tout corbeau, selon ses espèces, le lézard, selon ses espèces. Par contre, elle permet de manger la sauterelle, selon ses espèces, etc. Il est clair que, dans ces dispositions légales, soit prohibitives, soit permissives, le terme en question signifie : de toutes les sortes. Il est défendu, par exemple, de manger le lézard, à quelque sorte qu'il appartienne, il est permis de manger toutes les sortes de sauterelles. Si l'on traduisait le terme comme le P. Brucker, la prescription légale ne signifierait rien.

On rencontre encore à plusieurs reprises l'expression litigieuse dans le récit du déluge. Dieu ordonne à Noë d'introduire dans l'arche un couple de tout ce qui vit, de toute chair : des oiseaux selon leurs espèces, des animaux domestiques, selon leurs espèces, et de tous les animaux qui rampent sur la terre selon leurs espèces, « afin qu'ils puissent conserver la vie avec toi ^ ». La même formule est répétée ensuite, pour exprimer l'exécution, par Noë, de l'ordre qu'il a reçu de Dieu ^.

Si l'arche de Noë avait été une ménagerie, destinée à l'enseignement de la zoologie systématique, on pourrait comprendre que Dieu eût commandé d'y faire entrer, un couple de chaque genre, de chaque famille, voire même de chaque ordre des animaux appartenant aux grands groupes spécifiés. Mais le but est de conserver la faune telle qu'elle est ; et ce but ne peut être atteint, si Noé ne prend avec lui un couple de chacune des races qui constituent cette faune. Il est d'ailleurs clair qu'il importe spécialement de conserver les races les plus utiles à l'homme ; car c'est parce que Noé a trouvé grâce devant Dieu ^, que Dieu veut conserver la faune; or telles sont avant tout les races

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