I. Geu., I, 4 et
L'expansion ou cloison solide (^rp"? (râquîa), dit le texte hébraïque, terme dont les LXX ont si exactement rendu le sens par oTspéco[Aa, et les différentes versions latines par firmamenlum) , cloison destinée, nous dit la Genèse, à séparer les eaux d'au-dessous des eaux d'au-dessus, ne peut être entendue de la distinction des premières mers d'avec les vapeurs et les nuées demeurées dans l'atmosphère, lorsque le refroidissement de la croûte terrestre permit aux premières mers de s'établir à sa surface. Cette expansion solide n'est pas davantage, est-il besoin de le dire, le système des forces physico-chimiques, qui donne à l'uni-zers sa stabilité ou sa solidité, comme l'a rêvé je ne sais quel concordiste, qui s'était rendu compte que la notion principale suggérée par le terme S"'p'^ est la notion de solidité. Cette expansion solide est clairement décrite comme la voûte du ciel, au sein de laquelle Dieu a placé au quatrième jour le soleil, la lune et les étoiles ^, et qui, d'après la croyance des Hébreux, protégeait la terre contre la chute des eaux supérieures, permettant seulement le passage des eaux dont Dieu arrose les sommets des hautes montagnes^; hormis le cas où, Dieu ouvrant toutes grandes les écluses du ciel, ces eaux se précipitent à torrents pour inonder la terre. Le texte de la Genèse est très clair par lui-même, et de nombreux passages de la Sainte Écriture nous renseignent sur les opinions des Hébreux au sujet de la nature du firmament et des eaux supérieures. — Ceci ne doit nullement nous étonner. Dieu voulant enseigner aux hommes que l'univers est l'œuvre de sa puissance, devait, pour se mettre à leur portée, s'exprimer de la façon en usage chez les hommes, suivant l'expression de Léon XIII. Il n'est pas douteux que Léon XIII,