Gen., XLV
autre homme, c'est que Dieu a présenté celui-ci à la main du premier \ Dans les phénomènes terribles de la nature, les écrivains sacrés voient une manifestation spéciale de la puissance divine, qui les manie à son gré. C'est Dieu qui fait accourir les vents de tempête qui soulèvent les flots jusqu'aux cieux et les abaissent jusqu'au fond des abîmes; et c'est lui aussi, qui, sensible à la prière des navigateurs, calme la tempête et fait taire les vagues ^. C'est lui qui lance les éclairs *, et le tonnerre est le tonnerre de Dieu *. Les tremblements de terre et les éruptions volcaniques ^ nous sont dépeints comme les effets de son courroux. Et, lorsqu'au temps de Noé, se produisit le plus terrible des phénomènes naturels dont la mémoire de l'homme ait conservé le souvenir; lorsque de gigantesques raz de mer, — sans doute contre-coup du dernier morcellement de l'antique continent de Gondwana, — accompagnés, comme toujours en pareil cas, de pluies diluviennes *, recouvrirent toute la terre de Mésopotamie ',