S. Grégoire de Nysse, op. cit
Genèse attribue au quatrième jour la formation des différents astres.
Je ne sais si saint Augustin eut connaissance du texte même de saint Grégoire, ou s'il ne le connut que de seconde main, l'explication qu'il envisage me paraissant différer quelque peu de celle de saint Grégoire. Quoi qu'il en soit, on pouvait opposer à saint Grégoire la réponse de saint Augustin ^ : « Mais je crains que, si je disais pareille chose, on ne se moquât de moi, en faisant observer que, lorsqu'il fait nuit pour une partie de la terre, il fait jour ailleurs. Va-t-on donc s'imaginer Dieu placé en un certain lieu, de façon que le soir arrive pour lui, lorsque le soleil s'éloigne pour aller éclairer d'autres parties de la terre? »
Cette raison, très topique, parce qu'elle fait ressortir une fois de plus l'anthropomorphisme, et, par conséquent, le caractère figuré des phénomènes successifs tels qu'ils sont décrits dans la Genèse, n'est plus bien nécessaire aujourd'hui. Je doute, en effet, que beaucoup d'astronomes soient disposés à admettre qu'alors que la terre existait déjà à l'état de planète obscure, il y eiit, dans le ciel, un corps lumineux unique, qui se soit scindé ensuite pour former le soleil, la lune et toutes les étoiles. Je ne parle pas des géologues, parce que je vous ai promis d'oublier la géologie.
III. Le troisième argument est tiré de l'oeuvre du second jour, où Dieu, d'après le texte sacré, fit une expansion solide séparant les eaux d'en dessous des eaux d'au-dessus; et c'est dans cette expansion solide, qu'il appela ciel, que furent placés les astres au quatrième jour.
Ce texte a embarrassé tous les interprètes. Il serait oiseux de récapituler toutes les explications que l'on