I. Autour de la Question Biblique, p
« Pendant six jours, y est-il dit, tu travailleras ton travail; mais au septième jour, tu cesseras na\Bn » (c'est bien ici le verbe n2 j de la Genèse) ; « afir, continue le texte, que ton bœuf et ton âne se reposent nnr » (c'est le verbe rr^ employé pour le repos de Dieu, dans le premier des textes que l'on nous oppose) « et que le fils de ta servante et l'étranger respirent ^"Ep |» (c'est le verbe du second de ces terribles textes qui devaient nous écraser).
Je vous le demande maintenant, ce jour où Dieu se repose comme un bœuf ou un âne, ce jour où il a besoin de reprendre son souffle comme un homme épuisé par son travail, appartient-il, oui ou non, à la figure anthropomorphique? Or, s'il en est ainsi du septième, il n'en peut être autrement des six premiers. Et maintenant, si l'on veut me démontrer que la substitution des jours-périodes aux jours de 24 heures y change quelque chose, je me fais concordiste.
Comme vous le voyez, le Saint-Esprit n'a rien néghgé pour nous avertir, que, suivant l'expression de saint Augustin, l'exposition selon l'ordre des jours n'a que l'apparence de l'histoire'^. Pour le comprendre autrement, il faut commettre la même faute de logique que celle qui a amené les scribes et les pharisiens à ne pas reconnaître Jésus de Nazareth pour le Messie promis, parce qu'ils n'ont pas voulu comprendre que les prophéties, qui le représentaient comme un roi temporel, étaient figurées.
De tout ce que nous venons de dire, il résulte donc clairement que le point de départ, ou, si vous voulez, la majeure du P. Brucker, est insoutenable. Par conséquent, l'argument lui-même croule par sa base.
Et nous pouvons conclure enfin que l'argument scripturistique que l'on avait opposé aux théories