‹ Le Darwinisme au point de vue de l'orthodoxie catholiqueChapitre 7 sur 65 · Sessio III, cap. ii · texte numérisé non relu

Sessio III, cap. ii

livres divins, ce qtie Dieu voulait qu'ils écrivissent, et rien de plus : « td ea omnia, eaqiie sola, dit Léon XIII, quae ipse juberet, et recte mente conciperent, et fideliter conscrihere vellent, et apte, injallihili veritate, exprimèrent. » De sorte que les auteurs sacrés, tout en composant leur œuvre littéraire au moyen des mêmes procédés que les auteurs profanes, composaient une œuvre, qui, dans toutes ses parties, même les plus minimes, est aussi l'œuvre littéraire de Dieu.

L'Écriture Sainte tout entière ayant Dieu pour auteur responsable, il est évident que l'hagio graphe, en composant, sous le souffle de l'inspiration divine, cet écrit de Dieu, n'a pu commettre aucune erretir. « L'inspiration, dit encore Léon XIII, exclut aussi nécessairement toute erreur, qu'il est nécessaire que Dieu, la Vérité Suprême, ne soit l'auteur d'aucune erreur. »

De cette vérité découle une conséquence pratique de la plus haute importance : c'est que nous devons rejeter a priori toute interprétation qui ferait affirmer à l'Écriture Sainte un fait dont la fausseté serait d'autre part établie. Par conséquent, si une chose que l'on avait crue affirmée par un passage de la Sainte Écriture est un jour reconnue comme fausse, nous devons conclure, sans hésitation aucune, que l'on avait mal interprété ce passage; suivant, en cela, la règle de saint Augustin ^, que Léon XIII rappelle, en la faisant sienne : « Si, dans ces Écritures, je rencontrais quelque chose qui parût contraire à la vérité, je n'hésiterais pas à conclure, ou bien que le manuscrit est fautif, ou bien que le traducteur n'a pas bien saisi le sens, ou bien que c'est moi qui n'ai pas compris. »

Mais, pour interpréter sainement l'Écriture Sainte, il ne sufi&t pas de l'envisager comme venant de Dieu, auteur principal : il faut tenir compte aussi de l'auteur

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