‹ Le Darwinisme (volume 2)Chapitre 60 sur 65 · ORDRE DES PRIMATES · texte numérisé non relu

ORDRE DES PRIMATES

r* Famille, — Les Anthropiniens, comprenant r homme seul.

IV Famille. — Les Catarrhiniens (narines ouvertes soiis le nez), comprenant les singes de l'ancien continent : 1" série, le gorille, le chimpanzé, l'orang-outang, le gibbon, qui forment le groupe des singes anthropomorphes ou anthropoïdes(à forme d'homme); 2* série, les semnopithèqucs, les ctîrcopithèques, les cynocéphales, groupes qui renferment plusieurs espèces différentes.

lU* FamiUo. — les Platyrrhiniçns (nez aplati, na-

rines ouvertes latéralement), comprenant les singes du nouveau continent : les* bélopithèques ou sapajous; les géopithëques ou sagouins.

IV* Famille. — Les Arctopithèques (ours-singes), ouistitis et tamarins.

V* Famille. — Les Lémuriens; indris, makis, etc., habitent presque tous Madagascar et ressemblent aux insectivores (I).

VI' Famille. — Les Ghéiromyniens ; aye-aye, ressemblant aux rongeurs.

VIP Famille. — Les Galéopithéciens, ressemblant aux chauves-souris.

L'ouvrage de M. Huxley comprend trois mémoires; c'est dans le deuxième qu'il compare, au point de vue anatomique, l'homme et les singes anthropoïdes. Voici le résumé de cette importante étude.

§ 1*'. — Phase embryonnaire.

On a vu précédemment que Baër en étudiant les embryons des animaux était arrivé à une classification

(1) D'après un mémoire lu à l'Académie >des sciences, 14 août 1871, par M. Alphonse Milne-Edwards, les Lémuriens doivent être séparés de l'Ordre des Primates pour former nn Ordre distinct.

identique à celle de Cuvier, relativement aux divisions principales. II a montré que, dans la phase embryonnaire, les ressemblances entre les divers embryons d'un même embranchement cessent d'autant plus promptement que les adultes doivent appartenir à des groupes plus éloignés; que les ressemblances, au contraire, se continuent d'autant plus longtemps que les adultes doivent appartenir à des groupes plus voisins. On a donc là un critérium sûr pour juger, ab ovo, si les espèces sont plus ou moins rapprochées.

Quand on compare les différentes phases d'évolution que subissent l'embryon du ychien et l'embryon de l'homme, on constate qu'il y a ressemblance pendant un certain temps; puis se manifestent des dissemblances relativement à la membrane vitelline et à l'allantoïde. Donc l'homme et le chien adultes appartiendront à deux groupes distincts.

Mais si l'on compare les évolutions de l'embryon humain et celles de l'embryon simien (latin simia, singe), il y a ressemblance continue; chez tous. deux la membrane vitelline est sphéroïdale et leî placenta discoïde. Donc l'homme et le'singe appartiendront au même groupe.

§ 2. — Rapports anatomiques entre l' homme et les singes.

L'homme et les singes sont nés; ils sont adultes. Le problême de classification zoologique se pose ainsi :

— iiO —

l • Les différences anatomiquefi entre rhQname e les singes sont-elles des diÎTérences d'Ordre ou des différences d'un degré moins élevé?

2"* Ces différences, quelles qu'elles soient entre l'homme et les singes anthropoïdes, sont-elles plus ou moins grandes que celles qui existent entre les singes anthropoïdes et les autres singes?

C'est à ces deux questions que répond l'étude de M. Huxley. Il est utile de faire observer que le problème est du domaine exclusif de l'anatomie.

. Dans sa comparaison anatomique des singes avec l'homme, M. Huxley a choisi le gorille pour le squelette et le chimpanzé pour le cerveau, le gorille étant encore trop peu connu.

I. — Colonne vertébrale, bras, jambe, main, pied (longueur). — Si l'on compare le squelette . de l'homme et celui du gorille, une différence reniiarquable tout d'abord frappe les yeux : le crâne du gorille est plus petit, son thorax est plus large, ses membres inférieurs sont plus petits, et ses pacmbres supérieurs sont plus longs que ceux de l'homme.

Si l'on compare, îiu point de vue de la longueur, chez l'homme et les singes supérieurs, la colonne vertébrale, le bras, la jambe, la main et le pied, on arrive aux proportions suivantes, en prenant pour unité de comparaison la colonne vertébrale et en représentant celle-ci par lOD.

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