REJETONS VIVANTS
1* Florent.
Flor, Flour.
Fleur.
t* Stella tua.
Estelé, estoilé.
Étoilé.
3* Carncm.
Carn, charn.
Chair, charnel.
4* Animant.
Aneme, anme.
Ame.
Voici quelques autres exemples plus frappants peut-être par leur complexité et leur i invraisemblance apparente, mais que la philologie et la linguistique, i .pari l’exactitude .de leurs travaux, ont' rendus d’aUtant plus probants.
Premier exemple' tiré du sanscrit : Si l’on 'disait à l’honnête et -modeste épioier qu’il descend de là même souche que l'espion et Y évêque, quel serait son étonnement! Et cependant rien n’est plus vrai : espion , épicier , évêque ont pour origine commune le sanscrit spas , qui signifie1 i>mV' examiner. Espion est entré dans la langue française par l’intermédiaire du haut allemand (allemand , primitif) ; épicier, par l’intermédiaire du latin -, évêque , par celui du grec. Le radical sanscrit spas est l’une dessouches qui ont émis le plus d’embranchements et de rameaux dans les. langues indo-européennes. .Construire l’arbre entier du sanscrit spas serait donner une image saisissante de l’arbre zoologique de la descendance des espèces et de leurs évolutions. Comme modèle typique, il suffira de retracer, la filiation des trois mots français- espion, épicier, évêque.
A. Espion. Le sanscrit spas, voir, examiner, d’où Idérive spasa, espion, a donné au primitif allemand j spehôm, voir, etspeha, espion. Le haut allemand speha a produit l’anglais spy, même sens, et l’ancien français espie, d’où dérive l’augmentatif moderne espion.
B. Épicier. Le sanscrit spas a donné le radical latin spec, d’où vient specio, voir ;<di* verbe specio vient le