INTRODUCTION. UX
ses organes définitifs et son type propre. Si au milieu d'une génération de naturalistes qui, avec les premiers principes de zoologie, avaient appris à croire à cette préexistence des germes, un homme comme Lamark, par un trait de génie, entrevit les lois naturelles qui rattachent les formes organiques les unes aux autres, il faut admirer ce génie : mais il y a peu à s'étonner de l'ardeur de ses adversaires : car, avec l'éducation scientifique de l'époque, il était impossible qu'il ne fût pas combattu par tous. L'absence complète de notions embryologiques, et surtout les idées fausses encore régnantes dans trop d'esprits, devaient rendre alors impossible le succès de l'hypothèse transformiste. Par contre, quand, de nos jours, l'étude plus attentive du monde vivant est parvenue, entre les mains de Darwin, à accumuler tant de preuves en faveur de cette hypothèse, c'est l'embryologie, à son tour, qui est maintenant appelée à venir, par la connaissance exacte des phénomèens évolutifs, fournir à l'hypothèse transformiste les preuves les plus éclatantes et lui donner la valeur du fait démontré.
C'est pourquoi nous dirons en terminant que, outre ses applications particulières à l'étude de l'homme, l'embrj'ologie, par sa haute portée en philosophie naturelle, devait trouver place dans l'enseignement de l'École d'anthropologie, et c'est avec la doctrine transformiste, c'est en nous appuyant sur les travaux de Darwin et de IlaBckel que nous avons résolu de consacrer plusieurs années de cours à l'histoire comparative du dévelop-