LES PARENTÉS DES ÊTRES
tenant dans les détails de la question; mais pouvons-nous désirer une déclaration plus nette que la suivante empruntée presque textuellement à Agassiz,à savoir que, dans certains types des époques primitives, on trouve, assoc iées dans une combinaison commune, des particularités de structure qui, à une époque postérieure, n’existent plus que séparément et dans des types distincts; c’est ainsi qu’on rencontre les poissons sauroïdes avant les reptiles, les ptérodactyles et les archœopteryx avant les oiseaux. C’est-à-dire que, à un moment donné, il a existé une forme intermédiaire entre les poissons et les reptiles actuels; cette forme a disparu en donnant naissance à des descendants qui se sont différenciés les uns selon certain type poisson, les autres selon le type des reptiles; cette forme a donc été l’ancêtre des poissons et des reptiles, tout au moins une forme intermédiaire entre les poissons et les reptiles.
D’un autre côté, parmi les reptiles primitifs, s’est trouvée ensuite une for me qui, tout en conservant quelques caractères des reptiles, présentait déjà quelques-unes des particularités des oiseaux; si cette forme mixte a disparu dans les couches géologiques ultérieurement déposées, où l’on trouve des espèces chez lesquelles les traits de parenté avec le reptile disparaissent de plus en plus, tandis que les caractères des oiseaux actuels s’accentuent, n’est-il pas légitime de penser que cette forme primitive mixte est la souche, l’ancêtre duquel dérivent, par des lignées multiples et des différenciations de plus en plus complexes, les ordres, les familles et enfin les espèces actuelles d’oiseaux?
Non moins démonstratifs sont les faits empruntés à V embryologie. Rappelons-nous d’abord que, pour ce qui est des races d’une même espèce, il est le plus souvent impossible, en examinant des sujets qui viennent de naître, d’y reconnaître les caractères de la race à laquelle ils appartiennent :