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CINQUIÈME LEÇON

LA PLACE DE L’HOMME DANS LA NATURE

11 est dangereux de faire voir à l’homme combien il est égal aux autres bêtes, sans lui montrer sa grandeur. Il est encore dangereux de lui faire voir sa grandeur sans sa bassesse. Il est encore plus dangereux de lui laisser ignorer l’un et l’autre.

Pascal.

Le Règne humain : la religiosité; la moralité; la croyance au surnaturel. — L’intelligence des singes. — Retour à l’ordre des primates. — Famille des hominiens, des anthropoïdes, des pithéciens, etc. — L’iiomme d’après l 'embryologie et d’après le préhistorique.

Nous avons passé en revue quelques exemples des facultés intellectuelles sur l’existence desquelles on a voulu se baser pour établir une distinction absolue entre riiomme et les animaux, pour constituer un règne humain à côté du règne animal et du règne végétal. La liste n’en est pas épuisée, mais nous renonçons à le faire, persuadé qu’il est aujourd'hui superflu de se livrer à une réfutation de point en point. Il est cependant deux sentiments ou facultés que nous ne saurions laisser de côté, parce qu’elles semblent appartenir à un ordre d’idées tout à fait supérieures, et que, pour l’une d’entre elles au moins, elles représentent, à l’heure actuelle, le dernier rempart des partisans d’un règne humain; nous

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