‹ Le DarwinismeChapitre 6 sur 102 · XL VI · texte numérisé non relu

XL VI

INTRODUCTION

connues en histoire naturelle sous le nom de caractères sexuels secondaires. Mais quand on est familier avec les détails de la vie des plantes, avec les mœurs des animaux, on reconnaît bientôt que ces caractères ont dû aussi s’accentuer et se développer par un mécanisme de sélection; que le rapprochement des sexes et les circonstances qui le précèdent, selon qu’elles sont de nature à le faciliter ou à y mettre obstacle, doivent devenir la source de luttes entre individus du même sexe, soit entre femelles, soit entre mâles; que par suite certains caractères innés peuvent devenir une source de succès dans cette lutte pour la génération, et que par exemple le mâle qui l’emporte grâce à telle particularité d’organisation, doit transmettre cette particularité à ses produits, chez lesquels elle se conservera et s’accentuera de plus en plus par une sélection semblable. Est-il besoin de rappeler que chez les cerfs, qui combattent entre eux à l’époque du rut, c'est le mâle le plus vigoureux et le mieux armé qui restele possesseur de la femelle; que les oiseaux mâles, pour obtenir les préférences de la femelle, luttent entre eux ou par la beauté de leur plumage ou par l’éclat de leur chant? Nous nous bornerons à ces exemples types ; le monde des insectes nous en offrirait une quantité innombrable de plus curieux, mais non de plus précis, pour montrer que les caractères développés par la sélection sexuelle sont toujours des caractères utiles, constituant un avantage dans la lutte ou dans la simple rivalité.

C’est au développement de ces questions que sont

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