‹ Le Débit Respiratoire Maximum et la Capacité Vitale au Cours de l'Évolution de la Tuberculose Pulmonaire et dans son Traitement par le Pneumothorax ArtificielChapitre 43 sur 56 · C.V. — Quelles sont les modifications de la Ge cité vitale · texte numérisé non relu

C.V. — Quelles sont les modifications de la Ge cité vitale

-a) Après chaque insufflation, elle subit une dimimulion brusque immédiatement consécutive à celle-ci.

-b) De plus, en considérant les séries de mesures laites avant ou après les injections d’azote, il semble qu’au cours du traitement, elle subisse un abaissement général, progressif. Dans l’observation

XXXVII, la capacité antérieure à la huitième insuf flation est inférieure de 0 1. 650 à celle d'avant la première, De même pour le malade XXX VIII, avant la seconde insufflation, la capacité était de 2 L. 900 ; avant la cinquième, elle n’est plus que de 2 1 750.

En rapport avec l’ascension du débit, après une période de flottement de durée variable et la chute de la capacité, on voit s’amender les signes cliniques d’évolution : les signes physiques être remplacés par ceux du pneumothorax; les signes fonctionnels, toux et expectoration d’abord plus fréquents et abondants devenir rares, minimes; les erachats devenir non bacillifères, enfin une amélioration de l’état général s’accuser de plus en plus.

Nous signalons dans l’observation XX (suite) le cas d’un malade, chez lequel existaient des adhérences pleurales étendues. Nous avons péniblement réussi à créer chez ce malade une bulle aérique inter-pleurale de dimensions insuffisantes ; le débit a légèrement augmenté, la capacité a diminué. Devant l’impossibilité, après plusieurs tentatives infructueuses, d’augmenter le volume de ce pneumothorax insuffisant, nous avons dû abandonner le traitement ; l’azote s’est résorhé, le débit est resté stationnaire ; la capacité a augmenté pendant que l’état cachectique du malade s’accusait de plus en plus.

Enfin, nous dirons un mot des modifications du débit et de la capacité en rapport avec l’apparition et la constitution d’un épanchement pleural intercurrent en cours du traitement. Ces pleurésies s’installent en général sans grosse élévation de tempéra-

ture et se manifestent par des signes, entr’autres fonctionnels, d'intensité très variable. Elles surviennent d’ordinaire à la période d’entretien du pneumothorax, comme c’est le cas, par exemple, chez le malade XXXVII ; parfois plus tôt : quinze jours après la première insufflation pour le malade XXXV, chez qui, le liquide s’est résorbé spontanément quelque temps après. Dans ces deux cas d’hydro-pneumothorax, nous avons eu affaire à des épanchements peu volumineux, ne refoulant les organes thoraciques que d’une façon peu marquée. Dans l’observation XXXVII, nous n’avons pu voir les modifications consécutives du débit, car il était supérieur à 2 1 000 aux deux temps de la respiration; toutefois, on doit constater qu’il n’est pas tombé au-dessous de ce chiffre. Quant à la capacité vitale, elle a diminuée de 0 1. 350 en coïncidence avec la collection de l’épanchement liquidien. Pour le malade XXXV, le débit est resté sensiblement stationnaire à l’apparition de l’épanchement, l’existence de celui-ci, ultérieurement, n’a pas empêché l’ascension du débit de s’effectuer.

D'autre part, après les ponctions évacuatrices combinées aux insufflations, le débit et la capacité semblent se comporter d’ordinaire comme dans les cas d’insufflation simple : Dans les observations XXXVI et XXXVIT, on les voit diminuer brusquement après cette double opération. |

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