AVERTISSEMENT VII
dont Belleforêt, dans ses Histoires tragiques, n'a donné qu'une idée incomplète; Farabosco et ses Passe-temps si agréables (/ Diporti) ; le Lasca, dont les Cène sont d'une observation si piquante, d'un style si vif; Strapparola et ses Piaccevoli Notti, suffisamment traduites du reste sous le titre de Facétieuses nuits du seigneur Strapparole, par J. Louveau et Pierre Larivey (c'est une des perles de la Bibliothèque Jannet) ; Luigi Alamànni, Pietro Fortini, Firenzuola, les deux Gozzi, etc. Il y a dans ces maîtres tant d'invention et d'originalité, tant de traits de mœurs intéressants, tant de scènes d'un haut comique et de peintures séduisantes, qu'on regrette de les voir pour la plupart peu connus en France, mal jugés parce qu'ils ont été mal traduits, quelques-uns tout à fait ignorés.
Mais il faut savoir se borner. Les Facéties et les Nouvelles Galantes sont comme les deux pôles du conte Italien : condensé en quelques pages, ou même en quelques mots par Pogge, avec la netteté et la vigueur que donne la langue Latine, la crudité d'expression qu'elle permet : développé par l'abbé Casti avec une agréable profusion de détails, orné des élégances du vers, dans un idiome abondant et poétique.