‹ Le décasyllabe roman et sa fortune en EuropeChapitre 5 sur 36 · Tome I · texte numérisé non relu

Tome I

sans la compter dans le vers. Nous sommes donc accules à cette conclusion, de pure théorie sans doute, mais nécessitée par la logique des faits observés, que le vers des épopées et du Boèce répond bien aux conditions d'un mètre quantitatif tel que le trimètre ïambique scazon (t) proposé par M. Victor Henry, mais qu'il doit avoir pour prototype immédiat le vers rythmique analogue formé sur son modèle par le peuple lui-même. Ce vers demeure introuvable, et l’on en prend prétexte pour dire qu’il n'a pas existé. Qu’il n'ait pas été conservé par les documents connus, nous en tombons d’accord. 11 nous sullit d’avoir indiqué les éléments principaux du problème examiné et la direction à suivre par ceux qui le résoudront peut-être un jour. En précisant les termes de la question, nous avons du moins appris à connaître la véritable nature du décasyllabe roman à ses débuts. Nous avons maintenant un point fixe d'où nous pouvons partir pour étudier ce vers dans les divers pays d’Europe et pour établir la loi de son évolution.

(1) Nous écartons les mesures daclyliqucs parce que le mouvement ternuire ne correspond pas aux habitudes du peuple.

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