IMPORTATIONS DU ROYAUME-UNI AU JAPON
(en millicTB de yen.)
Caoutchouc
Sulfote d'ammoniaque. .
Laine. ...<..
Pulpe pour papier. .
Fer .
8 4oo
Tissus de coton
Tissus de laine
Certains produits dont manquait le Japon atteignirent des prix exorbitants. Il s'agissait
l33 LE DéCUll DE L^EUBOPB
de saisir l'occasion, non seulement pour suffire aux besoins du pays, mais encore pour suppléer sur les autres marchés au manque d'importations européennes. Les entreprises industrielles, comme en une poussée de génération spontanée, se multiplièrent; elles absorbèrent jd 'énormes capitaux. Toute la nation se tendit pour consolider cette fortune nouvelle ; l'Etat assura' et, au besoin, imposa son appui à cette évolution industrielle. D'après une loi de 1917, les usines jnétallurgiques, qui produisent au moins
35 000 tonnes par an, ont le droit d'expropriei tous les terrains et toutes les maisons donl elles peuvent avoir besoin pour agrandir leurs établissements. Toutes les entreprises qui pr duisent au moins 5a5o tonnes par an son exemptes pendant quinze ans de tous l impôts ; elles sont autorisées à importer, sa frais de douanes, toutes les machines et tout' l'outillage qui leur seraient nécessaires. Pari tout le Japon un bouillonnement d'activité sou-1 leva les entreprises*; un essaim d'usines surgil|
I . L*uii des exemples les plus remarquables du déyeloppement. de l'entreprise japonaise est donné par la Mitsubishi Goshi Kaisba, puissante coordination et amalgamation d'affaires, an capital do
U PUI8SAHCE IDDUBIBIBLLE I
de terre ; il lui faudra l'épreuve de la com rence, de la sélection et - du temps ; n il donne l'impression d'une extraordin vitalité.
Le rendement des industries minérales G accru. L'extrac^on de la houille passe la millions de tonnes en 1906 à ao en igi5 en 1917, 37 en 1918. Le Japon produit ji aa joooooyen de cuivre en igoS, 1186000a 1917. Les soufrières japonaises prennent marchés que l'Italie en guerre ne peut con ver; elles expédient en Russie seize fois ] I en 19)5 qu'en 191a, aux Indes cinq fois plus I Canada trois fois plus, aux États-Unis un t en plus. Les exportations de ciment doub de iQii à 1915. Tandis que, avant la guerre
ploi do 100 millioDi de dollart. Elle s'occupe de miDei, de n ' Inrgie, de conttructioni uavalei, de dockj, de coostrnctioa i niqge, de banque, d'entrepôt, de ftibricetion du papier, de mrgîe, de raFSnerie d'huile, d'importation et d'exportation, ' Sa Mclion de banque pouède pluaienn succursales an Japon i Shanglinï, l'tntie b Londrei. Sa lection des mines com| une trentaine de mines de cliarbon produisant 5 nûllioi tonnei, et autant de mines métalliques (cui*re surtout). Sasc il Gonstraction métallique possède des chantiers i Nagasaki, et Hikoshima. Sa section de oommeree > des succursale* dai pindes Yilles du Japon et de la Chine, ainsi qu't Vladivt Siigapore, Calcutta, Londres, Gènes, Paris et New- York. ,
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Japon exportait du minerai de zinc sur l'Allemagne et la Belgique et qu'il en importait du zinc affiné, il entreprend l'aflinage; deux établissements se créent, l'un à Osaka, l'autre à KantiDshima (département d'Okayama) ; ^mporte du minerai de Sibérie, d'Australie d'Indo-Chine et l'on fournit du zinc manufacturé k la Grande-Bretagne.
Pour le fer, qui est avec la houille l'éli vital de la grande industrie, le Japon, pauvw en minerai, vit à la merci des États-Unis.
Durant la guerre, il dut composer avec ce puissant fournisseur, en acceptant de lui fournir des bateaux en échange d'acier. Mais cette servitude lui fit comprendre la nécessité de se suffire à lui-même et de se rendre indépeadant La métallurgie japonaise veut, par l'acquisition de mines en Corée et en Chine, s'affranchir des usines américaines ; les visées territoriales du Japon en Chine sont, en bonne partie, dirigées par ce grave souci. De grands établissements métallurgiques se sont créés ou développés :
aciéries de Yahata près de Wakamatsou (Kiou- Siouj; aciéries de Mouroran (Hokkaïdo); aciéries d'Osaka ; aciéries de Yokohama ; aciéries
LA PUISBARCE HIDOSTOIELLE
de Tabata (côte Nord de Kiou-Sîou belles ÏDstallatioDS ont permis l'essor def tiers de construction navale ainsi que U grès de la construction mécanique ; de] guerre, le Japon fabrique entièremer wagons de chemin de fer (il devait aupa acheter à l'étranger les roues et les res des gços moteurs, des machines électt des métiers à tisser ; l'exportation des pi de l'industrie mécanique a passé de 7 m de yen en 1918 à àà en 1916'.
En ce qui concerne les industries chim le Japon a renforcé ses anciennes fabric et il en a fondé de nouvelles, au détrim< l'Europe*. Ses poteries et ses articles de laine prennent la place des marchandise mandes ; il exporte du verre à vitre alori en importait avant la guerre; il a plu doublé ses expéditions d'allumettes el introduit sa bière, son acide sulfuriqu< savon sur de nouveaux marchés. Certain duits qu'il achetait entièrement à l'éti sont maintenant fabriqués en quantités