ÏRCE DES INDES NÉERLANDAISES AVEC LES ÉTATS-UNIS
(«n milliaui de dollin.) luFORTATIONS EXPORTATIONE
rt des exportations des Indes néerlanin vont aux États-Unis ; elles leur
, septembre 1919, p. 7-1
l'expansion des ÉTATS-UniS ai5
envoient du tapioca, du caoutchouc, de l'étain,
du poivre, du copra, du café, du i -'"
quinquina, du thé, du chanvre ; elles vent des articlea en fer et en acier, di d'irrigation, des automobiles, des mi des appareils électriques, des locomo meubles, des produits chimiques. Yen lasie, les exportations des États-Unif blé de igiS à 1918 ; sur cea march saxons ils accroissent largement h comme fournisseurs de produits man « Ils sont servis par leur proximité re des communications maritimes direct prestige technique et commercial jouissent auprès des Australiens, pî site et l'habileté de leur réclame, par leur outillage agricole s'adapte pa:
aux conditions de l'Australie et de la Zélande'. » Par l'abondance etlaricli tion de leurs catalogues et de leurs t mettent à proGt la communauté dei ainsi que des poids et mesures. Leur
I.' Idùlion françaàe en Australie (Secréloire généra frieiï). Paris, imppimerie Lahure, 1919, p. 67. Voii françaue en Nouvelte-Zilande, p. 5o-5i.
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TAustralie ont passé, de igiS à 1916-7, de 624 milliers de livres sterling à i 708 pour les tissus et vêtements, de 435 à 978 pour les cuirs et les caoutchoucs, de do3 à 845 pour les papiers» de 178 à 471 pour les produits pharmaceutiques et chimiques. De igiS à 1916^ leurs ventes à la Nouvelle-Zélande se sont élevées de 2o3 milliers de livres sterling à 590 pour les automiobiles, de o à 3o5 pour les pneumatiques, de I à 44 pour les motocycles, de o à 28 pour le verre, de i à 54 pour les bas et les chaussettes, de 71 à io3 pour^ les machines électriques, de 19 à 98 pour les tissus de coton. On peut dire que les Américains sont, avec les Japonais, les successeurs des Allemands sur les marchés de TAustralasie et qu'ils deviennent pour les Anglais eux-mêmes de redoutables concurrents.
Cette rivalité est un épisode de là grande évolution économique qui prépare la fortune de rOcéan Pacifique aux dépens de TOcéan Atlantique.
Dans le mouvement d'expansion qui entraine ' l'action américaine vers les pays étrangers, il n'est pas de tendance plus expressive, plus originale que celle qui la porte vers l'Europe ; nous
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voyons se renverser d'Ouest en Est un courant d'influence qui, durant des siècles, coula d'Est en Ouest. Jadis nourris de notre sève, les États-Unis transfusent maintenant leur énergie à notre vieux continent. Depuis longtemps déjà, les Américains avaient adopté vis-à-vis de l'Europe une économie défensive. 11 s'agissait pour eux, à l'abri de tarifs durement protectionnistes, de fonder des industries nationales et de produire davantage afin de moins ache> ter à l'étranger ; derrière cette muraille de droits, l'Amérique avait développé ses manufactures au détriment des manufactures européennes ; elle pouvait produire non plus seulement pour consommer, mais encore pour vendre. Et maintenant l'économie offensive succède à l'économie défensive ; capitaux et produits américains s'offrent à l'Europe appauvrie et démunie.
C'est bien avant leur intervention militaire que les États-Unis avaient commencé à préparer cette offensive de paix. Au début de 1917, le Congrès du commerce extérieur de Pittsburg mettait à l'étude un vaste programme d'expansion en Europe ; il s'agissait de rechercher les
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marchés européens et <
perfectionner les méthodes d'exportation et de coordonner les intérêts nationaux en vue du commerce extérieur. Consuls et diplomates américains firent des enquêtes sur place ; on s'efforça d'éclairer lea milieux commerciaux par des conférences et par des tracts ; on multiplia lea cours de langues européennes; on recommanda même l'usage du système métrique si clair et si simple ; et surtout on s'efforça de réaliser la coopération intime entre les industriels, les commerçants et les banques, coopération qui avait tant servi à l'expansion allemande. Par un étonnant retour des choses, l'Europe, mère de tant de colonies, devient une terre de colonisation américaine. Aucun pays d'Europe, depuis le plus arriéré jusqu'au plus avancé, n'échappe à cette puissante collaboration ; on voit les hommes d'affaires américains avec leurs capitaux et leurs produits s'établir aussi bien chez les peuples de l'Orient slave que chez les peuples de l'Occident britannique, germanique et latin.
La Grande-Bretagne est la seule grande puissance européenne dont la guerre n'ait pas
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ébranlé trop profondément les assiaei iniques ; moins atteinte que ses alliés et ennemis du continent, elle continue à ses placements extérieurs des revenus é avec ses dominions d'outremer, elle < toujours une forte communauté; pour 8< rer après la guerre, elle montre l'énergi qui a fait sa grandeur ; dès le lende l'armistice, on revoyait ses bateaux et s geurs sur ses anciens marchés ; nulle ne lâche prise ; et même elle prend pie nouvelles positions. Mais elle ne peut ter la poussée américaine, et cette po heurte parfois en des points sensibles organisme économique. Ne voyait-on 1916 des Jinancîers américains offrir ( taux pour remettre en exploitation une ] d'Irlande? En 1919, une maison an proposait de livrer aux "éditeurs an livres imprimés pour un prix inférîe pour 100 aux prix normaux d'Angletei il y a de plus graves sujets d'inquiétu l'économie britannique. Les condition!
vail dans les mines britanniques ont t souffert de la guerre que l'extractic
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houille ne suffit plus aux besoins de l'exportation et que son prix de revient réduit son raygn ente : aussi le charbon américain arrive les ports d'Europe d'où il chasse le charbritannique ; on en débarque de grosses lisons dans les ports français et dans les . danois ; cet élément incomparable de fret time va-t-il manquer à la flotte britannique ? coup de produits américains sont prêts à esurer avec les produits britanniques sur irché britannique. A plus forte raison, les icent-ils sur les marchés coloniaux : au da, pour hâter la remise en train du pays, dû abaisser sur plusieurs marchandises et ::ulièrement sur les machines agricoles les préférentiels qui favorisaient la métropole.
France, les capitaux américains s'offrent tour la restauration des pays dévastés, soit l'entreprise de travaux publics, tels que nagement de la Seine et du Rhône. Les ax des ingénieurs, venus chez nous avec ée américaine, nous ont révélé leur esprit iative ; de leur côté, certaines de nos habiroutinières n'ont pas échappé à leur icacité ; ce qu'ils ont accompli sur notre
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territoire pour le travail de guerre leur donne ridée de ce qu'ils pourraient y faire pour le travail de paix; à leurs yeux, la France peut devenir une terre d'expérience pour le génie américain. « La France, peut-on lire dans le Philadelphia Inquirer du 21 décembre 1918, ne peut se lasser d'admirer cette œuvre gigantesque liu port de Bordeaux qui a consisté à draguer la Gironde, à bâtir des kilomètres de quais, des quantités de magasins et de chemins de fer. L'Amérique va-t-elle continuer à réveiller la France de sa léthargie administrative? » Recevoir d'Amérique, à la faveur de larges ouvertures de crédit, les matières premières et les objets manufacturés dont elle a besoin pour se refaire, c'est un service assurément que la France attend des Etats-Unis. Mais il ne parait pas à souhaiter que des capitalistes étrangers viennent chez nous financer notre production industrielle et contrôler notre vie économique ; l'expansion américaine en France doit être une collaboration et non pas une colonisation. L'entreprise américaine vise les pays germaniques. Dès l'armistice, des missions viennent en Allemagne pour acheter en masse des pro-
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imiques; l'American Trading C ouvre laux à Berlin ; on achète des usines en
et dans la région rhénancj En Suisse, irtium américain se propose à la fin de ffrir aux chemins de fer fédéraux le^
et le matériel nécessaires pour l'élecn du réseau. Par Dautzig, des produits na, coton et machines, pénètrent en . Une commission d'études visite la Slovaquie'. Dans les pays Scandinaves, ue cherche à prendre le rôle d'ioteri qui fit la fortune de Hambourg ; les tants de plusieurs firmes américaines asent en juin 1919 à Copenhague afin tituer une Centrale de vente ; on préréation d'agences dans, les ports de la ; on veut faire de Copenhague le centre bution des marchandises américaines ation du Danemark, de la Suède, de la , de la Finlande et même de la Russie diemagne ; enfin la maison Fordprostaller à Copenhague une usine monstre lontage des automobiles venues d'Amé-
lioa économique, aollt-septenibre igig, p. g3-g£.
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rique en pièces détachées. Il se fonde à Bergen un Institut des Sciences commerciales destiné à renseigner les marchands américains ; pays Scandinaves.
En Espagne, de remarquables progrès accomplis par les Etats-Unis : de 1918 leurs ventes y passèrent de 167 à 776 n de pesetas ; celles de la Grande-Breta 34^ à 100, celles de la France de 3o4 Durant l'année 1918, les États-Unis ont 1 plus de marchandises à l'Espagne qu'à autre pays neutre du monde, l'Argentine tée. A bien des égards, c'est une terre j vierge que la terre espagnole, riche de négligés qu'il faut ouvrir et exploiter ; le ricainsenontla notion nette, et nous les vons un p6u partout, affairés et entrepr les uns prospectent le pays et achèt< mines ; les autres fondent des usines et :
à profit le bas prix de la main-d'œuvre d'autres placent le coton, le pétrole, 1 les machines, les automobiles, les mac écrire, les machines agricoles et étudien nagement des chutes d'eau pour ven matériel hydro-électrique. De aombreu
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ricains vivent à Barcelone ; en 191 7, ils y fondaient une Chambre de Commerce. Sur les rives de l'Atlantique, le magnifique port naturel de Vigo semble s'ouvrir vers TOuest comme une porte de l'Europe ; les ingénieurs américains rêvent d'en faire pour leur pays un point d'attache du grand trafic océanique ; ils projettent d'y aménager tout l'équipement d'un port moderne, d'y entretenir un vaste dépôt de charbon et d'y amener une voie ferrée directe qui gagnerait la France par Irun*.
Dans l'immense Russie, les agents de l'expansion américaine se rencontrent maintenant avec ceux de l'Europe occidentale. Comme garantie de leurs créances, les Américains possèdent des concessions de mines d'or en Sibérie, de mines de cuivre en Caucasie, de mines de fer dans l'Oural. Leurs experts recherchent du pétrole et du charbon dans l'île de Sakhaline . Le Transsibérien va se réparer avec du matériel américain. La plupart des villes sibériennes ont un consulat américain. En Russie d'Europe, on voit la National City Bank étudier les conditions