I. The Americtxs, juillet
l'eXFAKBION des ÉTATS-UNIS
du crédit ; une mission de négociants cains, au nombre desquels se trouvait eident de l'International Harvester C", en 1916, Moscou Nijni-Novgorod, Kiew, le Caucase ; la même année se fom société russo-américaine pour la cons de chemins de fer et pour l'exploita forces hydrauliques. On songe à l'établi d'un câble sous-marin entre la Hussi États-Unis et d'un service de bateai New-York et Odessa. Au cours de l'ani le gouvernement des Soviets accon concessions à des Américains ; il s'aj voie ferrée allant de l'Obi à Kotlas e vers la Côté Mourmane et vers Petrogr que d'un autre réseau dans la Russie c dans le cas où la société découvrirait au de la voie des gisements métallifèr aurait le droit d'ouvrir des mines et struire des usines ; pour faciliter les o[ commerciales, les entrepreneurs obtie droit d'ouvrir, dans les gares et dans 1 voisines de la voie ferrée (Arkhangel, "' Viatka, Ekaterinenburg, Moscou, Pt trograd, Yaroslav, Viéliki - Oustiou
« Caisses de règlement de comptes » au nom de la Société. Ce sont partout de larges perspectives qui s'ouvrent aux entreprises américaines ; ce sont des affaires qui se préparent pour le lendemain de la pacification.
Il n'est pas jusqu'aux régions reculées du vieux continent qui ne cèdent à l'attraction de l'Amérique. Les commerçants américains savent toute l'importance du négoce grec et de^la marine grecque dan? le bassin oriental de la Méditerranée et dans le Levant ; ce sont les intermédiaires obligés de tout commerce; aussi, depuis le début de 1919, les Etats-Unis entretiennent un représentant commercial en Grèce. D'Abyssinie, une mission est partie aux États- Unis eii 191 9 pour y nouer des relations commerciales ; ce pays d'Afrique, riche et peuplé, consomme déjà beaucoup de cotonnades américaines; sous le nom de « Americànî », elles y circulent même comme monnaie ; des rapports plus étroits ouvriraient ce marché aux autres étoffes, aux machines à coudre, à la verrerie, aux armes, à la coutellerie de la Nouvelle- Angleterre ; les consuls américains représentent TAbyssinie comme un débouché de grand ave-
L^XXPAlfSION DES ifiTATS-Uiai
nir où les États-Unis, assurés de la sympathie des habitants, auraient peu d'efforts à faire pour conquérir la primauté. De Tautre côté de l'Afrique, dans le bassin du Congo, le négoce américain s'implante aussi ; à la fin de igi4, les commerçants du Congo belge durent s'adresser . aux États-Unis pour obtenir les approvisionnements qui jusqu'alors arrivaient par les lignes de steamers européens ; cette dérivation de trafic, imposée par les circonstances, semble devenir permanente et l'Amérique reste l'un des gros fournisseurs, de l'Afrique occidentale. Ainsi l'on voit, partout en Europe et partout à ses portes, se présenter les hommes d'affaires de l'Amérique, porteurs de capitaux et de marchandises, forts des richesses dont la guerre a démontré l'incroyable abondance et généralisé l'expansion universelle.