LES ETA.TS-UNIS ET L AMERIQUE LATINE
Dans leur propre continent, dans l'Amérique [: latine, les Etats-Unis ont développé un large
d'expanaion doat ils disent volontiers
appartient en propre ; car, à leurs deux Amériques, unies l'une à l'autre iens moraux et naturels, sont faites s ensemble beaucoup plus que pour
avec l'Europe.
début de leur existence, les colonies les des deux Amériques ont eu entre rapports économiques engendrés par té même de leurs ressources ; tandis colonies de plantations des régions :ravaillaient à produire des denrées aies comme le coton, le sucre et le
colonies de peuplement des régions . produisaient les denrées alimentaires : les céréales et la viande ; il y eut
tôt, le long de la côte atlantique de e, des courants d'échanges quifurent ers éléments d'une solidarité éconoijourd'hui les différences d'évolution pays américains ont préparé d'autres
solidarité ; tandis que les États-Unis que du Nord sont devenus une puîststrielle à la moderne, les nations de e latine restent encore presque toutes
t'BXPANSIOn DBS ÉTATS-UniS
au stade agricole. Aux Etats-Unis indi il est nécessaire d'avoir des marchés pour leurs articles manufacturés. L' latine leur offre un de ces marchés population composée pour les tr< d'Tndie&s, de Nègres et de métis, elle sente pas encore un grand pouvoii mais c'est une communauté humai millions d'habitants qui s'accroît et s Le percement de l'isthme de Panama côte pacifique de l'Amérique du S distance beaucoup plus courte de:
industrielles des États-Unis. Ainsi 1 Unis ont pu concevoir naturellemei quête des marchés de l'Amérique lati Ce qui donne un intérêt puissantà c< d'expansion, c'est que les États-Unis i l'Europe fortement établie et qu'un lutte sera nécessaire pour lui enlever tiens. Jusqu'ici l'Europe avait, com financier, dominé l'Amérique latine ; capital européen était venu donner la pays neufs. Nous étions, nous Euro] conseillers et les maîtres de leurs d financières ; nog banquiers et nos n
aSO LE DËCLIH Dl l'eDHOPE
fnÎMnÎAnt de longs crédits à leurs clients sudlins ; les négociants yankees, moins lentes, accordaient peu de facilités. Une
partie du commerce des États-Unis avec que du Sud se faisait par l'intermédiaire nmes d'affaires d'Angleterre, de France, lagne et d'Italie. Le commerce en gros imissioQ appartenait aux banques euros, toute prêtes à escompter les traites et er du crédit. Une coopération étroite ; entre les banquiers et les industriels ens ; car les- banquiers, en fournissant ds, stipulaient comme condition de leurs jue les matériaux à acheter avec l'argent .prunts ainsi que le personnel technique it fournis par le pays qui apportait le
; ainsi 90 pour 100 des chemins de fer ins sont exploités par des ingénieurs ens ; le matériel provient de Grande-Bre-
de Belgique, de France et d'Allemagne.
a, l'Argentine avait importé pour 10 mille dollars de locomotives et de matériel îmin de fer venant de Grande-Bretagne
1 seulement venant des États-Unis. L'Eu-
d'autres avantages. Certains croient que
l'expansion des ÉTATS-UNIS
l'Amérique du Sud est beaucoup p chée des États-Unis que de l'Euroj lité, il faut distinguer parmi les l'Amérique du Sud. Le Venezuela e bie, et, depuis l'ouverture du Canal le Pérou, l'Equateur et le Chili st sont beaucoup plus proches des Éts de l'Europe ; or, ce ne sont là q très faiblement peuplés ou fort pf Les pays riches et fertiles de l'Ai Sud, ceux dont l'avenir imméc immense, l'Argentine, l'Uruguay ( méridional, sont aussi faciles d'accè d'Europe qu'en venant des Etats-U l 'organisation des lignes de navig péennes d'avant-guerre donnait l'a:
relations avec l'Europe'. Dès la fin d la Grande-Bretagne reprit avec c services de steamers vers l'Amériqi les armateurs américains constat regret au début de 1919 que 1 transportait des marchandises de '.
Rio de Janeiro pour i5 dollars la te