THÈSE DE LINDNER DE VIENNE
La thèse de Lindner se rapproche de celles de Gonin et de Vogt pour le rôle primordial de la déchirure, mais avec quelques modifications :
« Le décollement récent n’est pas amené par une pression de liquide subrétinien, mais par le tiraillement du corps vitré émanant de ses tractus. La déchirure opère ensuite des différences de pression. Mais inversement, il se produit par la choroïde une aspiration considérable de liquide ; l'observation continue après l’opération, montre que, même de grands décollements disparaissent au bout de quelque jours si la déchirure est fermée. À la suite de cette grande aspiration cloroïdienne, il se produit un liquide de compensation du corps cilaire et un reflux de l'humeur aqueuse à travers le corps vitré vers l’eudroit de la déchirure. Ce reflux sera encore plus accentué s’il se produit une fistule à l'endroit de la perforation opératoire. Le hquide de la chambre antérieure, et plus encore le liquide de compensation (du corps cilaire) ratatinera le corps vitré et entretiendra ainsi le décollement : l’hypotonie aiguë est l'expression
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d’un ratatinement considérable du vitré et ne se produit qu’à la suite de grandes déchirures ou par fistulisation de l’endroit opéré. »
Donc, d’après Lindner, la déchirure est primaire, soit amenée par un traumatisme, soit due à une traction (par lésions du vitré) dans les mouvements des yeux, ou à des lésions choroïdiennes.
THÉORIE DE L'ABAISSEMENT DU PH viTRÉEN
Enfin, en mars 1931, le DT Redslob de Strasbourg, à la suite de ses recherches expérimentales sur l’aspect biomicroscopique du vitré, écrit la théorie suivante (Soc. d’O. de l'Est) :
« Normalement, 1l faut que la pression prérétinienne soit supérieure à la pression rétrorétinienne. C’est à cette condition que la rétine reste en place. Si cet équilibre est dérangé, si la pression prérétinienne diminue, la rétine se décolle.
Quel est le mécanisme qui modifie la pression prérétinienne ? « Nous rappelons — nous dit M. Redslob — que le corps vitré est une substance colloïdale, un gel. Les expériences que M. Reiss et moi avons entreprises, il y a quelques années, nous ont montré que les variations de l’état de gonflement du vitré se subordonnent aux lois physico-chimiques applicables aux substances colloïdales. Nous avons constaté qu’une diminution du pH du vitré entraîne une diminution de l’état de son gonflement. Si par conséquent, pour une raison quelconque, le pH du