C. — LA FRÉQUENCE DES DÉCHIRURES
La fréquence des déchirures dans les décollements rétiniens récents est très grande, un peu moins dans
les décollements anciens.
En 1882, Leber (Bib., n° 2) trouve onze fois des dé- | chirures sur quinze cas de décollements récents et trois fois seulement sur douze cas anciens (de deux mois à plusieurs années).
Pour cet auteur, il existe toujours une déchirure ;
A ADN
lors du décollement apparu rapidement, elle siège toujours à la partie de la rétine où 1l a débuté.
Meller (Bib. n° 185) sur 18 cas récents touve 12 déchirures. D’après ses statistiques, il conelut que dans les décollements datant de quelques jours on les trouve dans 66 °/ des cas; de deux mois, dans 40 % des cas ; de six mois, dans 28,5 % des cas.
Nordenson, dans une étude de 46 cas, observe 35 fois la déchirure dans la moitié supérieure de la rétine ; 11 fois, dans la moitié inférieure (Encyclop, Fr. d'Opht.). (5)
Gonin confirme la prédominance supérieure et temporale. Ainsi qu’Arruga, il a plusieurs fois observé des déchirures maculaires.
Dans ses observations publiées en 1929, il trouve 53 fois une ou plusieurs déchirures : 46 fois temporales, 20 fois nasales, 9 fois au méridien moyen.
D'autre part, 49 siégeaient dans la moitié supérieure ; 23, dans la moitié inférieure.
Au Congrès d'Amsterdam 1929, sur 15 cas, 9 déchirures siégeaient à l’ora serrata : Gonin conclut que ce genre de déchirure est 6 à 7 fois plus fréquent que les autres.
Au même Congrès, Lindner rapporte 14eas de déchirures sur 22 décollés ; Weïll, 11 cas sur 12 décollés.
Et alors que Deutchmann ne les trouve que dans 17,5 % des cas, Lindner (1930, n° 183) en découvre 29 sur 43 décollements, Elsching, 4 fois sur 4, et Vogt 23 fois sur 25 (n° 195).
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De plus, Arruga, sur 8 décollements myopiques, trouve 7 déchirures supéro-externes, 1 inféro-interne.
Sur 11 décollements séniles : 6 déchirures supérieures en fer à cheval.
Albert, sur 17 cas : 10 déchirures, 6 supérieures, 4 inférieures.
Jeandelize et Beaudot les découvrent dans 75 des cas (4. d’O., 1931). |
Gonin les voit dans plus de 90 % des cas.
Dans une statistique publiée en 1930 (Bib. 175), il nous dit que sur 180 cas soigneusement examinés, 26 seulement furent trouvés sans déchirures, mais sur ces 26 cas : 8 présentaient des opacités cornéennes ou cristalliniennes rendant l’examen difficile.
Sur les 18 restants, on trouva plus tard 8 déchirures et seuls les 10 derniers restèrent entièrement négatifs, mais, sauf une exception, 1ls répondaient tous à des décollements anciens qui avaient été déjà lobjet d'opérations diverses.
Enfin, personnellement : sur 54 cas de décollements examinés à l’Hôtel-Dieu en 15 mois, nous avons trouvé des déchirures chez 42 malades (ce qui nous
donne environ 77,7 %).