CONCLUSIONS GÉNÉRALES
Nous nous sommes efforcés de démontrer dans cet ouvrage la simplicité et l'efficacité de la thermoponction oblitérante ; notre but est de prévenir l’opérateur contre cette idée que l'opération de Gonin est une opération difficile : sa technique en est très simple ; le repérage de la déchirure et son oblitération peuvent se faire avec une grande exactitude et le malade supporte en général très bien plusieurs interventions successives.
Cette méthode ne peut évidemment s’appliquer que dans les cas de décollements avec déchirures visibles : on peut donc l’appliquer dans 80 à 90 % des cas et particulièrement dans presque tous les décollements récents puisque la déchirure s’y trouve
de façon presque constante.
Les contre-indications sont ; 10 les désinsertions généralement trop étendues ; 20 les déchirures trop vastes ; 30 les déchirures trop postérieures ; 49 les yeux aphaques ; 5° les décollements trop anciens ; 60 l’âge ou l’état général des malades empêchant une immobilité de 10 jours en décubitus dorsal absolu.
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Les causes d'échec tiennent surtout : 1° aux déchi- : rures post-opératoires situées aux confins de la ; thermo-poncetion ; 20 aux pointages incorrects ; 3° aux opérations à répéter et non consenties par le malade ; 4° à des thermoponctions ayant déterminé des plis de la rétine comme cela se voit en particulier dans À le traitement de vastes désinsertions ; 5° enfin à des erreurs de diagnostic de la déchirure. 1 Le pronostic opératoire nous semble moins favo- ÿ
rable : s’il y a: 1° déchirures multiples ; 20 hypotonie ; oculaire très marquée ; 39 décollement bilatéral ; 49° large chorio-rétinite périphérique. à l
Cependant, nous ne partageons pas l'opinion de à quelques auteurs qui écrivent : « Les récidives assom- ( brissent singuhèrement la méthode de la thermoponetion », Car nous n'avons pas jusqu'à présent, observé chez nos opérés guéris la moindre récidive. (Bib., 224).
Nous avons 14 guérisons complètes sur les 32 malades opérés, par MM. Veil et Dollfus : (43, 7%), et en tenant compte des cas améliorés : 59, 3 % de résultats positifs (19 sur 32). Ces résultats sont donc comparables à ceux des autres opérateurs et démontrent la nécessité d’obturer la ou les déchirures pour recoller complètement et d’une façon durable la rétine, dans les cas de décollement récent. Les rechutes qui surviennent lorsque le malade se lève témoignent d’une oblitération incomplète de la déchirure et, dans ce cas, nous avons toujours trouvé un reliquat plus ou moins grand de la déchirure initiale.
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