‹ Le décollement de la rétineChapitre 11 sur 81 · D. DÉPRESSION DE LA RÉTINE · texte numérisé non relu

D. DÉPRESSION DE LA RÉTINE

Cette expression n'est peut-être pas très heureuse, mais elle est plus simple que celle de « relâchement de la rétine par suite de dépression du globe oculaire ». Le mécanisme en question est la contre-partie de celui de distension. Si la rétine se prête, comme nous l'avons vu., à une augmentation, même notable, de sa surface, elle n'a, en revanche, pas les propriétés d'un tissu élastique qui se contracte et s'épaissit en raison de la surface plus faible qu'il doit couvrir ; quand la coque oculaire diminue fortement de volume, par suite d'une dépression brusque avec perte abondante du corps vitré (fig. 4, Tab. I), ou bien d'un processus d'atrophie lente (fig. 5), la rétine doit s'adapter à cet amoindrissement de la cavité qu'elle tapisse ; elle le fait par une série de phs, à direction surtout antéro-postérieure, et qui n'entraînent pas nécessairement une exsudation compensatrice venant de la choroïde. Plus encore que la distension de la rétine, le mécanisme de décollement par dépression s'accompagne souvent de désordres anatomiques si complexes qu'il ne peut plus être reconnu avec certitude. Son importance cUnique paraît en conséquence minime et il échappe à notre thérapeutique.

La classification à laquelle j'ai soumis les causes anatomiques du décollement rétinien a le défaut commun de toute classification : elle néglige les formes intermédiaires, les formes mixtes, où deux mécanismes différents paraissent avoir coopéré sans qu'il soit possible de reconnaître auquel des deux revient le premier rôle (fig. 4, Tab. I, et 9, Tab. II). Je me borne à signaler ces formes mixtes sans les décrire en détail, à cause de leur grande bigarrure, mais je remarque qu'elles sont l'exception et que, dans la grande majorité des cas, la cause déterminante du décollement peut être reconnue par l'examen attentif de la préparation macroscopique.

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