‹ Le décollement de la rétineChapitre 34 sur 81 · CHAPITRE SECOND Le traitement opératoire · texte numérisé non relu

CHAPITRE SECOND Le traitement opératoire

Le traitement opératoire que j'ai préconisé comme étant le seul rationnel ne se borne pas à un acte chirurgical, comme beaucoup de praticiens semblent le croire : il débute — j'ai toujours insisté sur ce point (xix, p. 47 ; XXIX, p. 4) — par une série de mesures destinées à rechercher, à repérer et à localiser sur le globe oculaire la déchirure ou les déchirures rétiniennes qui entretiennent le décollement. L'opération proprement dite n'est qu'un élément de ce traitement, sans en représenter même l'élément essentiel puisque c'est celui que j'ai d'emblée donné comme pouvant être conçu de différentes manières. Les soins consécutifs, tendant à favoriser la création d'adhérences dans les conditions les meilleures pour assurer la fermeture des déchirures, sont tout aussi importants et constituent avec les mesures préUminaires ce que le traitement a de plus original ; il n'est donc pas permis d'en faire abstraction pour ne considérer que les questions de technique opératoire. Ne pas accorder une importance suffisante à l'observation des déchirures ou à l'état du corps vitré, ou bien abandonner l'opéré sans instructions précises aux soins d'un personnel infirmier, compromettrait les résultats de quelque procédé opératoire que ce soit, car les cautérisations

^ Tout autant que pour la pathogénie du décollement rétinien, certaines critiques qui m'ont été adressées touchant mes opinions thérapeutiques faisaient preuve d'une complète méconnaissance de mes premières publications ; on m'attribuait parfois des intentions diamétralement opposées à celles que j'avais développées, ou bien l'on apportait comme nouvelles des idées que j'avais depuis longtemps professées et mises en pratique. Pour éviter de revenir sur tous ces points, je m'en tiendrai, comme dans les chapitres précédents, à de simples renvois bibliographiques, les chiffres romains donnés entre parenthèses sans nom d'auteur se rapportant à l'index de mes travaux. J. G.

chimiques ou les applications diathermiques, pas plus que les thermoponctions, n'auraient probablement marqué un progrès décisif sur les méthodes anciennes, si elles n'avaient été dirigées selon une indication nouvelle : l'obturation durable du passage par lequel le hquide du corps vitré fuse dans l'espace sous-rétinien.

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