ACTE II, SCÈNE VI
nière, qu'il y a aussi une justice pour distribuer le châtiment!
MARIANNE
On le dirait!
PAULETTE
Quel coup pour Max, d'avoir été frappé dans cette femme qu'il avait mise au-dessus de toute considération!... Après avoir, si follement jadis, fait son deuil de toi, le voilà veuf de l'autre, aujourd'hui. A trente-huit ans, son tour est venu de rester seul dans la vie!... Car votre fils, n'est-ce pas, il ne lui est permis qu'à peine de l'avoir, de te le prendre un peu ?
MARIANNE
Je suis astreinte à faire mener mon petit Louis, u deux après-midi par semaine, chez M™^ de Pogis mère. Et je ne concéderai rien au delà.
PAULETTE
Il n'en est pas question?
MARIANNE
Si!... Je viens d'être en butte à des tentatives qui m'ont irritée. La grand'mère paternelle m'a écrit, il y a quinze jours, et de nouveau la semaine dernière. La façon dont j'ai répondu cou pera court, j'imagine, à cette correspondance.. Mais passons aux choses qui te concernent. Ton mari vient de m'intéresser à ses revendications contre toi...
PAULETTE
Ah!... Il a jugé bonL..
MARIANNE
Je sais que tu l'as mis en pénitence.
PAULETTE
S'est-il vanté du motif?
MARIANNE
Il assure n'avoir été que trop folâtre. Mais en te comportant comme tu le fais, tu risques de le détourner tout à fait de ton ménage.