‹ Le dédale, pièce en cinq actes, en prose. Représentée pour la première fois sur la scène du Théatre-Français, le 19 décembre 1903Chapitre 47 sur 130 · ACTE II, SCÈNE VIII lOI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII lOI

vindicatif; mais quand il s'ouvrit à moi de ses revendications paternelles, c'était alors d'un ton discrètement douloureux. Même après vos réponses inexorables, je Tai encore vu patient. Tout s'est gâté récemment, après que son petit Louis sortait de lui avoir été amené... Que s'étaitil passé? De quoi Max avait-il pris ombrage?... Il me l'a dissimulé rudement, comme l'on fait d'une blessure dans son amour-propre... Ce fut à cet instant qu'il retourna chez son avocat, un homme de haute expérience, qui ne l'a jamais abusé. Un avis qu'il donne fait autorité.

MARIANNE

Et lequel, je vous prie, a-t-il donné, cette

fois?

MADAME DE POGIS

Il estime que les circonstances d'à présent feront répartir au père la disposition de l'enfant pour moitié.

MARIANNE

Madame, vous jouez là de ma crédulité! Vous essayez je ne sais quelle intimidation!

MADAME DE POGIS

Sur la tête de mon petit-fils, je vous jure que je vous dis les choses comme je les sais, comme je les crois!

MARIANNE

Je ne mettrai pas en doute votre sincérité. Mais vous êtes portée à exagérer vos chances. Il faut que vous soyez dans Terreur! Il le faut!

MADAME DE POGIS

Max répète qu'il est un paria, qu'il n'a rien à perdre à ce procès et tout à gagner. Il va le faire, il le fera immédiatement, si vous ne le rendez inutile par de la sagesse et de la générosité.

MARIANNE

Voyons!... En admettant que je me résigne à un arrangement, de quoi vous contenteriez-vous?

MADAME DE POGIS

Avant de frapper à cette porte-ci, j'avais en vain prodigué à mon fils tous les conseils de

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