‹ Le dédale, pièce en cinq actes, en prose. Représentée pour la première fois sur la scène du Théatre-Français, le 19 décembre 1903Chapitre 79 sur 130 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

MARIANNE, avec un regard fixe qui revoit le passé.

Les heures de la nuit s'écoulaient sans que je bouge!... Je me disais : Il va venir heurter à cette porte!...

MAX

Si j'étais venu, Marianne, vous me l'auriez donc ouverte comme ce soir?

MARIANNE

Je me disais : AuraJs-je l'abjection de ne pas savoir me défendre contre ses protestations, ses prières, ses caresses!...

MAX

Cent fois j'ai dressé Foreille, me disant : C'est sa voix.

MAX

Marianne! Marianne! pardon!

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MARIANNE, comme si elle écoutait le passé.

Oui, me disais-je, c'est lui enfin!... Que va-t-il accomplir de miraculeux?

MAX

Marianne!

MARIANNE

N'a-t-il pas, pour râche, pour devoir le plus sacré, de faire que mon cœur ne soit plus glacé dans ma poitrine, que ma pauvre tête ne soit plus en feu?

MAX

Marianne! Pardonnez-moi!

MARIANNE

Quelle justification impossible va-t-il inventer pour que je ne reste pas ainsi, jusqu'à la mort,

à pleurer! (Elle s'abîme dans les sanglots.)

MAX

Marianne, j'ai été léger, criminel; mais je n'ai

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