ACTE IV, SCÈNE III l8f
reconnaîtrais plus pour ta demeure que celle de ton époux chrétien !
MARIANNF
Comment voudriez-vous!...
VILARD-DUVAL
La religion défend, elle-même, qu'on la serve par du scandale!...
MADAME VILARD-DUVAL
Le scandale n'est plus à naître. Au contraire, il touche à son terme, si Marianne décide enfin de mettre à néant un mariage qui n'en est pas un!
VILARD-DUVAL, à Marianne.
Résiste à ces suggestions qui veulent t'halluciner. Je n'invoquerai, moi, que ta bonne foi. Tu as, un jour, enterré définitivement tout ce qui avait existé entre M. de Pogis et toi. Ce jour-là, d'une volonté libre, et en parfaite connaissance de cause, tu as échangé avec Guillaume
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des engagements sans réserve... Et tu ne doutes pas qu'il ait, celui-là, toujours tenu les siens?
Je n'en doute pas.
VILARD-DUVAL
Eh bien, quels que soient les livres sur lesquels on atteste, livres saints ou livres graves, nulle part la parole donnée ne vaut plus ou moins; partout elle vaut autant ; elle est la parole que Ton a, la seule que l'on ait, la parole des honnêtes gens!... Je te dis qu'à présent ton seul droit est de racheter ta faute envers Guillaume! Ton seul devoir possible est envers lui!
MARIANNE
Dans le désordre de mon esprit, je n'ai qu'une idée fixe : la désolation de l'avoir trahi.
VILARD-DUVAL
Il est donc urgent d'envisager comment tu vas pouvoir te comporter en sa présence.