‹ Le dédale, pièce en cinq actes, en prose. Représentée pour la première fois sur la scène du Théatre-Français, le 19 décembre 1903Chapitre 88 sur 130 · ACTE IV, SCÈNE III l8f · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III l8f

reconnaîtrais plus pour ta demeure que celle de ton époux chrétien !

MARIANNF

Comment voudriez-vous!...

VILARD-DUVAL

La religion défend, elle-même, qu'on la serve par du scandale!...

MADAME VILARD-DUVAL

Le scandale n'est plus à naître. Au contraire, il touche à son terme, si Marianne décide enfin de mettre à néant un mariage qui n'en est pas un!

VILARD-DUVAL, à Marianne.

Résiste à ces suggestions qui veulent t'halluciner. Je n'invoquerai, moi, que ta bonne foi. Tu as, un jour, enterré définitivement tout ce qui avait existé entre M. de Pogis et toi. Ce jour-là, d'une volonté libre, et en parfaite connaissance de cause, tu as échangé avec Guillaume

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des engagements sans réserve... Et tu ne doutes pas qu'il ait, celui-là, toujours tenu les siens?

Je n'en doute pas.

VILARD-DUVAL

Eh bien, quels que soient les livres sur lesquels on atteste, livres saints ou livres graves, nulle part la parole donnée ne vaut plus ou moins; partout elle vaut autant ; elle est la parole que Ton a, la seule que l'on ait, la parole des honnêtes gens!... Je te dis qu'à présent ton seul droit est de racheter ta faute envers Guillaume! Ton seul devoir possible est envers lui!

MARIANNE

Dans le désordre de mon esprit, je n'ai qu'une idée fixe : la désolation de l'avoir trahi.

VILARD-DUVAL

Il est donc urgent d'envisager comment tu vas pouvoir te comporter en sa présence.

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