‹ Le défilé du Bas-Danube depuis Bazias jusqu'à OrsovaChapitre 5 sur 14 · PREMIÈRE SECTION (V. CARTE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SECTION (V. CARTE

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l>c Uiizias au Bnliako.

A rentrée supérieure du défilé du Bas-Danube, la rive gauche du fleuve, plate depuis plusieurs centaines de kilomètres, s'exhausse brusquement, et se transforme en pentes rapides dontlepied touche l'eau, et dont la surface est en partie couverte de brousses, en partie formée de roc nu^ Yis-à-vis, de l'autre côté du Danube, se dresse, à 218 mètres environ au-dessus du fleuve, une masse rocheuse d'un aspect imposant et sévère (altitude : 28t mètres)-. C'est la colline de Rama ^ Elle est formée de gneiss*, et non de micaschiste (comme le pensait Vasarhelyi '\ Le gneiss qui la compose se prolonge derrière elle, vers le sud, assez loin dans l'intérieur de la Serbie^).

La colline de Rama et les premiers escarpements de la rive opposée forment donc une espèce de porte naturelle qui sert d'entrée au défilé du Bas-Danube. Vraisemblablement c'est une des brèches dont parle M. Szabô (V. p. 8).

La paroi gauche de cette brèche n'est à vrai dire que la continuation d'autres pentes qui la précèdent vers le nord', et qui appartiennent au même massif (le Lokva, dont elles constituent le front occidental du côté de la plaine hongroise). Du nord au sud, peu à peu, elles se rapprochent du Danube, jusqu'au point où

A liunfah y, lî, p. 212. — Vâsarhelyi, p. 5. — 2 id., p. 5. — Carte au 1/75000. — Notes personnelles. — ^ Carte au 1/75000. — * Zujovic, p. 73. — ^ Vâsdrhelyi, p. 5. — Zujovic, p. 73. — 7 Vâsàrhelyi, p. 5. — Hunfalvy, II, p. 212.

l.E DÉFILÉ DU BAS-DANUBE. 31

elles atteignent l'entrée du défilé. Leur base forme ainsi avec le Danube un angle aigu occupé par un terrain plat analogue au reste de la plaine qui se développe à l'occident du Lokva. Cette langue déterre basse porte à sa pointe terminale, à l'endroit môme où le Danube pénètre dans le défilé, un village qui est Bàzias^

On n'y compte qu'un petit nombre de maisons ^ A l'extrémité même de la pointe s'élève un groupe de bâtiments assez vastes, étroitement serrés entre le fleuve et les pentes raides qu'il est au moment d'atteindre ^ Un de ces bâtiments est l'agence des bateaux à vapeur*, les steamers de la Compagnie de navigation faisant escale à Baziàs^. Un autre bâtiment est la gare*\ Bâziâs est en effet la station terminale d'une ligne ferrée appartenant au réseau de la Compagnie des chemins de fer austro-hongrois, et qui fut pendant quelque temps une des grandes voies de communication du globe ^ Bâziâs était alors un lieu de passage central entre l'Europe et rOrient^; on venait ici s'embarquer sur le Danube, ou prendre le chemin de fer pour les contrées occidentales Le vaet-vient continuel des trains et des bateaux chargés de voyageurs ou de marchandises donnait au petit hameau une animation singulière ^% qu'il a perdue depuis l'établissement de railways directs entre Budapest d'une part, Bukarest et Belgrade de l'autre

Les autres bâtiments, près de la gare et de l'agence des bateaux, sont un hôtel, deux restaurants, et des entrepôts de marchandises^\

Comme contraste avec ces grandes constructions, empreintes de l'esprit mercantile de notre époque, se blottit â l'autre bout du village, toujours au pied des montagnes, mais déjà plus loin du fleuve, un petit monastère grec^\ où logeaient, en 1886, deux ou trois religieux seulement^*.

Quelques cabanes occupent l'espace intermédiaire ^^Les ouvriers qui les habitent sont presque tous employés au service de la gare ou des steamers .

Le chmat de Bâziâs n'est pas agréable. 11 y vente beaucoup* Le

^ Carte au 1/75000. — ^ Donaii, p. 19. — Carlo au 1/75000. — Boleszny, p. 9. — Notes personnelles. — ^ Boleszny, p. 9. — ^ Ibid. — Doiiau, p. 19. — ^ Boleszny, p. 9.

— Donau, p. 19. — " Bolesznv, p. 9. — Donau, p. 19. — ^ Boleszny, p. 9. — Donau, p. 19, 10 lioleszny, p. 9. Donau, p. 19. — i"^ Ibid. — Boleszny, p. 9. — ^-^

— Donau, p. 19. — Notes personnelles. — Bolesznv, p. 9. — Donau, p. 19. — Carie au 1/75000. — 10 Boleszny, p. 9.

vent d'Est, en particulier, qui, au printenaps (nous l'avons vu, p. 25), souffle presque sans interruption dans le défilé, s'en échappe souvent, à Bazias, avec des allures de tempête. A l'équinoxe, surtout, il y a de violents ouragans, qui se répètent à l'équinoxe d'automne, et rendent parfois dangereux ou môme impossible l'amarrage des bateaux ^ D'autre part, en été, la température est suffocante, grâce à l'ardeur des rayons solaires réperculés par les falaises voisines".

Ces falaises sont formées demicaschiste"\ Dans un pli de ce micaschiste se trouve déposée une couche de loess épaisse d'une vingtaine de pieds. Elle est visible du bateau, immédiatement derrière l'hôtel*. C'est un des témoins dont il a été question p. 9.

Bâziàs est assez favorablement situé comme centre d'excursions. A côté du chemin de fer, qui s'en éloigne en longeant la base du Lokva, court une grande route parfaitement entretenues En la suivant, on peut faire une jolie tournée par Stajcrlak (pr. Chtaïerlak; en allemand Sleierdorf) et la vallée d'Almas (pr. Almâche), réputée fort pittoresque. On débouche aux Bains d'Hercule, près de Mehadia. Pour plus de facilité, on peut se servir du chemin de fer jusqu'à Stàjerlak^

Celte belle route, qui aboutit à Bâziàs concurremment avec le chemin de fer, ne s'y arrête pas comme celui-ci. Elle passe outre, et pénètre dans le défilé du Bas-Danube, suspendue aux falaises qui en signalent l'entrée S En réalité, c'est le commencement de la route Széchenyi (pr. Sétchégni)% qui a remplacé en cet endroit la Clé de Bâziàs (V. p. 20). Elle contourne les falaises sur une longueur de 7 kilomètres environ ^

Un peu avant Divics'^* (et non à Di vies même ^')les pentes s'adoucissent et s'éloignent peu à peu de la rive ^-, en donnant naissance à une berge plate, partiellement submergée lors des crues''. Cette berge, de largeur inégale 'S atteint son maximum de développement (S kilom.) à la hauteur de la vallée de Uj-(pr. Ouï)-Moldova's Puis les pentes, qui font partie maintenant du Krâku-Almâs, se rappro-

1 Vâsârhelyi, p- 6. -- Boleszny, p 0. - Donau, p. 19. - 2 Boleszny, p. 9. — 3 Vasarhelyi, p 5 - Szabo, p 9. - i Szabo, p. 9. -5 Hunfalvy, II, p. 212^- Bolesznv, p. 9. — ^ Bolesznv. n. ). — 7 v.- Q.'.riioK,; c c„k ' j^' ^ o ,

chcnt rapidemenL du Danube, et bientôt ratleignent pour la secondefois^

Sur la rive droite, les pentes qui succèdent à la colline de Rama, modérément inclinées, et s'écartant plus ou moins du lleuve^, oilVent le même caractère que celles d'en face ; cette partie de la vallée fut sans doute un des a bassins fermés » de M. Szabô^ (V. plus haut, p. 8).

Au village de Goloubâtss, la ligne des pentes s'infléchit brusquement*. Parallèles d'abord à celles delà rive gauche, elles se dirigent maintenant à leur rencontre et la vallée a l'air de se fermer en hémicycle; il n'en est rien pourtant; une large brèche empêche les deux murailles de se joindre *\ C'est par là que s'échappe le Danube, et qu'on pénètre dans la seconde section du défilé.

En avant de cette brèche, l'île de Moldova sépare le Danube en deux sur une longueur d'environ 0 kilomètres et demi \ Le bourg du même nom (Moldova, ou plutôt 6-Moldova, Moldova le Vieux), sur la rive gauche, un peu en amont de l'île % compte environ 1800 habitants^. Une route unie de 3 kilomètres conduit de là au pied des monts^% puis s'engage dans la vallée deUj-Moldova^^ ou de Baron*-, qu'arrose le ruisseau du Bosznyàcska*^ A l'entrée de la vallée se trouve le village de Uj-Moldova (Moldova le Neuf), centre d'exploitation minière dès le temps des Romains Les mines de Uj- Moldova sont riches principalement en cuivre; on y trouve aussi, en petite quantité, de l'or, de l'argent, du plomb, etc.

A 6 kilomètres en aval de Moldova, immédiatement avant le point où les pentes de la rive gauche recommencent à border le Danube (à 600 mètres de la brèche qui les sépare des pentes de la rive droite), un autre village mérite encore d'être signalé. C'est Coronini (ou Coronini-falva, village de Coronini, en allemand Goroninidorf, colonie Coronini*^), fondé en 1858*^ avec la population allemande d'une localité voisine située dans la montagne (Szent Ilona)*^ On lui a donné le nom du gouverneurdelacontrée, le feld-

Vàsàrhelyi, p. 5. — Carte au 1/75000. — 2 Hunfalvy (pitt.), p. 410. — 3 Huntalvy, (pitt.), II, p. 410. — 4 Szabo, p. 9. — Carte au 1/75000. — ^ lluiifalvv, il, p. 215. — <J Ibid. — Carte au 1/75000. — " Carte au 1/75000. — » cartc au J/75000. — Nagv, p. 'i3i.— 'JDonau^p.lS.— loibid. — Carte au 1/75000. — iMlunfalvy, II, pp. 211, 212. — 1- Carie au 1/75000. — Hunfalvv, II, p. 211. — Boleszny, pp. 12, 13. — Boieszny, p. 13. — Hunfalvy, II, p. 227.*'— Szabo, p. 22. — Donau, p. 18. — Donau, p. 18. — 18 Szabo, p. 22.

U LE DEFILE DU DAS-DANUJiE.

maréchal comte Coronini*. Ce qu'il y a de particulier dans ce village, c'est le sol sur lequel il a été bâii. Ici encore, nous rencontrons un débris de l'ancien fond du défilé, une couche de sédiments de l'époque quaternaire % proprement une couche de loess ^, formant trois terrasses étagées en retraite l'une au-dessus de l'autre. La dernière (en haut) est celle qui se distingue le moins nettement. Vers la droite, les trois terrasses se confondent en un plan incliné uniforme. Le village couvre tout, plan incliné et terrasses. Chacune de ces dernières porte une rue; celle de la terrasse inférieure n'est qu'un tronçon de la grande route*.

Cette disposilion du sol en terrasses est très rare dans le défilé % même dans cette première section, où d'ailleurs les sédiments de l'époque quaternaire abondent. Depuis Divics jusqu'à plus de trois milles autrichiens (22''*^ 757) en avaP', c'est-à-dire jusqu'aux terrasses de Coronini, certaines pentes de la rive gauche faiblement inclinées % et bien abritées par des saillies latérales, sont formées de dépôts quaternaires^ qui s'élèvent parfois jusqu'à mihauteur de la crête. Les mêmes faits s'observent sur la rive droite^^. Quant à l'élément principal qui constitue les montagnes bordières au point de vue géologique : sur la rive gauche, c'est toujours du micaschiste, comme à Bàzias, mais seulement jusqu'à deux kilomètres en amont de Coronini. Au delà, la roche devient calcaire Sur larivedroite,le calcaire commence dès le viilagedeGoloubàtss ^^ Entre Goloubatss et la colline de Rama, les formations dominantes appartiennent au système néogène au lieu d'être, comme sur la rive gauche, du micaschiste (erreur de Vâsàrhelyi **)•

Dans cette première section du défilé, le Danube présente encore une largeur assez considérable variant de 300 toises (508 mètres et q. ch.) à 600 toises (1,137 mètres et q. ch.) et même au delà^^ Le chiffre de 280 toises (530 mètres et q. ch.), auquel M. Boleszny réduit l'écartemcnt des deux rives à la hauteur de Moldova^', paraît un peu au-dessous de la réalité

La profondeur des eaux est généralement d'une vingtaine de

7 ' ^'^^'V' P-Jn ^ Carte géologique de Hnstitut de Vienne. S/abo, p. "m. — Carte au l/2o000. — a S/nhA 99 « ^ a ? m :,.

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1^ Vâsârhclyi

LE DÉFILÉ DU 1] A S-D A N U liE.

pieds* (6"'o2 et q. ch.). Entre Mazevics et Moldova, le lit se creuse jusqu'à atteindre 45 pieds 5 pouces = 15"' 35 (profondeur minimum : 22 pieds 5 pouces^ = 7"' 08 et q, ch.). Ailleurs, il descend plus bas encore (à 48 pieds'^ = 15'" 17 et q. ch.). Le long de File de Moldova, la profondeur du bras gauche est au contraire assez faible. Vers l'extrémité inférieure de ce bras*, le lit consiste en un banc de sable ^ ou de gravier où la profondeur minimum du chenal a moins de 6 pieds = l'"89 et q. ch. (à peine 2 mètres, dit la commission de 1879 ^ — Tous ces chiffres correspondent au niveau des plus basses eaux, V. plus haut, p. 11).

A la limite inférieure de ce haut ibnd% tout près déjà de la brèche de sortie au milieu du Danube^^ ou, pour mieux dire, à 80 toises (151 mètres et q. ch.) seulement de la rive gauche ^% montueuse depuis Goronini (un peu plus loin de l'autre bord*% la plate île de Moldova), un rocher sort de l'eau, un récifs* en forme de <( colonne » ou de <( cône^^ 5), et qui se termine par une (( pointe aiguë et décharnée^^». Il a quelque chose de puissant, dit run^% d'audacieux, ditrautre^% de menaçant, dit un troisième^". On est moins d'accord sur sa hauteur, diversement évaluée à 12 pieds -'(3^"79 etq. ch.), à6mètres-%à20pieds-' (6™32etq. ch.), à 30 pieds-' (9"^48 et q. ch.), à 48 pieds^' (15^17 et q. ch.), à 54 pieds-^' (17'"06 et q. ch.), à 100 pieds'-' (50"^57 et q. ch,). MM. Boleszny et Hunfalvy ne sont pas même d'accord avec euxmêmes; ils donnent chacun, dans deux passages différents, deux chiffres différents -^ Le rocher de Babako"--^ (pr. Babakeû; c'est son nom en hongrois; on l'appelle aussi Babakcip^ [pr. Babakâï], Bahagàp^ [pr. Babagâï], Babakaj^^^ [\)r. Babakaï]; en allemand BabakaP'^, Bahakay^\ en français BahakaV'\ Babagay^^); ce rocher, disons-nous, est de formation calcaire^% comme les

1 Vasârhelyi, p. 6. — - Hunfalvy, Hî, p. 206. — 3 Vasarhelyi. p. 6. — ^ Ibid. — Commission de 1874, p. 71. — Commission de i87U, p. 100. — Vâsj'iriielyi, p. 6. — Conmiission de 1874, p. 71. — c Commission de 1871), p. 100. ~ 7 Vasarhelyi, p. 6. — « Commission de 1879, p. 100. — Vasarhelyi, p. G. — Carte au 1/75000. ~- Szab6,p. 9.

— Hunfalvy, H, p. 215. — Holesznv, p. 13.— Nagv, p. 23 i. — Vasarhelyi, p. 6. — ^3 Hunfalvy, lU, p. 202. — Vasarhelyi, p. 6. — thouvencl, p. 135. — Koch, p. 20.

— Boleszny, p. 13. — Nagy, p. 234. — Szabo, p. 9. — Hunfalvy, II, p. 215. — AS Nagy, p. 234. — Donau, p. 17. — Boleszny, p. 13. — ^"^ Thouvenel, p. 135. —

Naj^y, p. 234. —iy Szabo, p. 9. —^o Thouvenel, p. 135. — -a Koch, p. 20. — Boleszny, p. Hb. — 22 Donau, p. 17. — 23 Boleszny, p. 13. — Nap^v, p. 234. — 2^ Thouvenel, p. 135. 25 Hunfalvy, III, p. 202. — 20 Vâsârhelyi, p. 6. — 27 Hunfalvy, II, p. 215.

— 28 Boleszny, pp. 13 et 25. — Hunfalvy, II, p. 215, et III, p. 202. — 2!) hunfalvy, III, p. 202. — 30 id,, H, p. 215. — 31 Szabo, p. 9. — 32 Koch, p. 20. — 33 Carte au 1/75000. — 31 Vâsàrhelvi, p. G. — Thouvenel, p. 135. — 3g Commission de 1879, p. 100. — 37 Koch, p. 20.

penles voisines (V. plus iiaut, p. 34). Les strates de ce calcaire, disposées obliquement, sont visibles de la route^

Si le bras gauche du Danube, au nord du Babako, a peu de profondeur (0 pieds z=: 2"'84 et q. ch. au rocher meme-^), immédiatement après, le lit plonge soudain à une profondeur de 48 pieds ^ (15M7 et q. ch.); l'écueil semble jaillir comme une corne au front d'une falaise invisible sous la nappe des eaux.

La pente du Danube, dans cette première section, varie jusqu'à Moldova de o lignes à 4 lignes et demie pour iOO toises (pentes relatives correspondantes : 0,000034 et 0,000051). Entre Moldova et le Babako elle varie de 5 lignes à 8 lignes pour la même longueur (pentes relatives correspondantes : 0,000057 et 0,000092) \ Ainsi la penle s'accentue vers la brèche de sortie; en même temps le courant s'accélère^ Au Babako, c( les flots se brisent contre le récifs ». Néanmoins, à prendre la section dans son ensemble, la vitesse du Danube y est minime, (entre 2 pieds = 0'"63 et q. ch., et 3 pieds et demi = IMO et q. ch. par seconde, à l'étiage'). Elle augmente, naturellement, avec le niveau ^

Somme toute, dans cette première section du défilé, la navigation sefait dans de bonnes conditions % el sansobstacle^^ Vasarhelyi avait des craintes, il est vrai, au sujet du haut fond qui précède le Babako Il ne se préoccupait pas du manque de profondeur en cet endroit^- (la pratique a montré que la profondeur d'eau y est toujours suffisantes^); il se préoccupait de l'étroitesse du chenal Et véritablement, de son temps, il arrivait aux bateaux qui passaient là de s'enlizer Avec les bateaux à vapeur, ce danger n'existe plus, s'il faut en croire, du moins, les renseignements recueillis et admis par la commission de 1874^% admis aussi par la com.mission del879S'.

Passons maintenant à la seconde section du défilé, celle qui en marque plus particulièrement le commencement^^. Jusqu'ici, en effet, la vallée fluviale, très large en certains endroits, avait un air de transition qui va disparaître

i Koch, p. 20. — Huufalvy, III, p. 206. — 3 um. — 4 Vâsârhcivi, p. 6. — ^ TIiouvenel, p. 135. — oibid. — Vàsàrhelyi, p. 6. — s ibid. ~ » Vàsârlielyi, p. 5. —lo Commission de 1874. — Vasârhelyi, p. 6. — Ibid. — Commision de 1874, p. 71. —

Vasârhelyi, p. 6. — ^5 ibid. — Commission de 1874. p. 71. — ^" Commission de 1879, p. 100. — 18 Hunfalvy, II, p. 215. — l'J Huufalvy (pitt.), II, p. 416.

DEUXIÈME SECTION (v. CARTE 9) liOngnciir approximative : 5^^^ OOO*

C'est une gorge étroite-, bien qu'à son entrée supérieure, à l'extrémité de la section précédente, elle mesure encore 1 100 m. de large ^. (Plus de 800 toises [1 517 m. et q. ch.], d'après Vâsârhelyi*; mais c'est peut-être une erreur typographique). A mesure qu'on s'avance, les parois se rapprochent en manière d'entonnoir % sur une longueur d'environ 1 700 m/' llunfalvy place le fond de l'entonnoir à i 200 toises (2 275 m. et q. ch.) du Babako ^ ; c'est un peu exagéré, la distance dont il s'agit n'excédant guère 2000 m. ^ Au delà, les deux versants restent sensiblement parallèles^; leur écartement ne mesure plus ici que 180 toises (341 m. et q. ch.) en moyenne; 150 toises (284 m. et q. ch.) au maximum, dit llunfalvy mais peut-être est-ce encore là une faute d'impression. D'après le même auteur, cette seconde partie de la gorge aurait 2 300 toises (4361 m. et q. ch.) de long*-; sa longueur réelle est d'environ 4 200 m. On l'appelle Passe de Goloubàtss ^\ d'après une ruine avoisinante, dont nous avons déjà parlé (pp. 21, 22), et dont nous parlerons encore.

La passe de Goloubàtss, et toute cette seconde section du défilé, ont pour limite inférieure, à main gauche, une petite vallée*'' au

1 Carte au 1/25000. — 2 Thouvenel, p. 136. — Koch, p. 20. — Bolesznv, p. 25. — Nagy, p. 237. — ^ Carte au 1 '25000. — ^ Vasârhelvi, p. 7. — ^ Ibid. — ^ Carte au 1/25000. — 7 Hunfalvy, HI, p. 202. — 8 Carte au 1/25000. — ^ Vâsarhelyi, p. 7. — ^0 \hu), — 11 Hunfalvy, IH, p. 202. — 12 ibid. — i3 Carte au 1/25000. — 1 Hunfalvy, III, 202. — Heksch, p. G58. — 1^ Carte au 1/75000.

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