LE SP
Mais le cochon du maréchal prit le charbon et sa femme devint malade. Le curé qui la soignait accusa B... Et Le soir en arrivant près de son lit il entendit le maréchal lui dire : « Je t'ai pourtant fait faucher » et il n a rien ajouté ni en bien ni en mal. »
Alors B... va trouver la sorcière, il y est retourné plus de 40 fois Il lui donnait suivant ses moyens 20, 40 sous, des légumes et des bricoles. La sorcière a le « Grand Albert » et un petit livre rouge. Le Grand Albert sert à guérir et le petit livre rouge à renvoyer les maladies sur d'autres, toujours chez le pauvre, remarque B..., jamais chez les riches. Elle le recevait dans sa cuisine. Il racontait son affaire. Elle promettait la guérison, lui faisait Le signe de croix sur la tête avec le pouce et pendant deux ou trois minutes disait des prières à voix basse. Il était soulagé, mais pas guéri; passé trois jours, il retombait malade, plus malade encore... « Les airs étaient empoisonnés, ça lui manquait dans la campagne pour respirer ». Il voyait qu'il y avait de la fraude, et ca le dégoütait.
Un jour la sorcière lui a demandé d'apporter du poisson. H a répondu qu’iln’avait plus confiance en elle ni en ses prières etqu’il ne reviendrait pas. Elle lui avait dit d’accrocher un cœur de mouton à la cheminée. Un de ses chiens est tombé malade. B... a. décroché le cœur. Mais c’est lui qui reprit le mal. Alors il raccrocha le cœur et le chien a péri. La sorcière cherchait à lui faire du tort.
Au commencement de 1907, B... va trouver à Nancy le Dr B... Ilestexaminé à la grande visite. On le fait asseoir dans un fauteuil. On lui dit de dormir, il ferme les yeux. Le médecin lui élève les bras et les fait retomber deux ou trois fois, puis déclare à l’assistance qu’autrefois on les aurait brûlés vifs, lui et la sorcière. Bientôt il s’est senti soulagé, comme si une pompe tirait le mal très doucement dehors. La guérison à duré deux ou trois mois.
Mais les persécutions reprirent. Il avait du sulfate de Zn pour soigner les yeux de ses chiens. Un jour que ses aliments étaient mauvais, il s’apercoit que le cornet était à moitié vide. Un soir il était dans sa chambre, en se retournant il voit Mle N... qui l’épiait. Une autre fois qu'il fumait sa pipe, la porte ouverte, elle dit à sa mère: « Il fume, on va le faire fumer » etaussitôt sa pipe eut le goût de cuivre et de tabac empoisonné. Il a-jeté la pipe à l’eau et n’a plus fumé.
Au moment des inventaires, Mu N... avait déclaré que c’est B..