‹ Le délire des persécutions [electronic resource]Chapitre 136 sur 234 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

lire, au moins sous sa forme actuelle, daterait seulement (le peu do jours.

» Ma sœur et mon mari m'en veulent. Ils viennent chaque nuit à la maison, et je les entends parler à voi\ basse; ils disent toujours la même chose : Caroline, aide-moi. En allant au marché, j'ai entendu l'enfant (jui disait : Ma tante. Je me suis retournée, mais je ne les ai pas vus. J'ai demandé au concierge ce que tout cela voulait dire.

La nuit dernière, ils sont encore venus; je les ai vus, ils étaient avec le diable. Us sont montés sur le toit l'un après l'autre; ils montaient et redescendaient. Mais ce n'est plus des hommes : c'est noir, tout noir; des hommes noirs, des femmes noires, i\\n tombent par terre et qui se sauvent. J'ai ramassé plus de trois cents individus pour m'aider à les chasser; j'avais une grande peur, je n'osais pas remuer. Ils ont dù entrer par la cave en se cachant dans le mur. Une fois partis, il passe un grand feu qui sent comme les allumellcs. Ils ramassent tous les gens sans aveu et les coupent par morceaux et les font bouillir. »

Enfin, pour è(rc complet, nous devons dire que dans certains cas les hallucinations de la vue manquent chez les alcoolisés subaigus. Leur délire alors a une certaine ressemblance avec le délire de persécution, ainsi qu'en témoignent les trois observations suivantes, que nous croyons devoir reproduire.

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