CHAPITRE YEUVIÈME
et je ne crains pas le dénicnli -, mes intentions ont toujours été pures à son égard , elles le sont encore et le seront toujours, n'importe ce qu'on lui a fait et ce qu'on pourrait lui faire ,
« Quand j'aurai constaté son état normal et serai convaincu que c'est bien d'elle-même qu'elle agit, je m'inclinerai devant sa volonté; mais tant qu'elle sera sous votre influence, je protesterai et la défendrai, parce qu'avec l'influence l'on domine une personne et l'on fait le malheur de sa vie. Je passe à moi; l'on a dit à cette infortunée que j'étais fou; je repousse avec mépris cette insolente épilhète; je ne suis ni halluciné ni magnétisé, je ne suis que sous rinlluence de la méditation, et je proteste encore contre celte infâme calonmic ; vous jugerez par vous-même, monsieur le commissaire; je poursuis depuis trois mois et demi et je ne m'appartiens plus ; l'on tâche de vouloir me persuader telle ou telle chose, erreur! L'on voudrait abuser de moi, il n'y a pas de moyens, de systèmes que l'on n'ait imaginés pour me réduire à la misère, cl l'on a descendu jusqu'au dernier degré de l'infamie; je n'ai jamais prétendu vouloir lutter, c'eùl été insensé de ma part; j'ai voulu me défendre, je l'ai fait el le ferai toujours
» Mais pourquoi le Monileiir ne me répond-il pas, puisque, ayant fait acte de soumission et de Gdélité, pourquoi ne m'intcrrogc-t-on pas? l'on n'abuse pas ainsi d'un simple mortel humain , l'on ne cherche pas à en faire le bouffon de la société, l'on ne devrait pas le réduire à la misère et l'attaquer jusque dans ses affections personnelles, c'est encore faire outrage à la conscience de l'homme. Je pourrais dire à l'empereur : Je me suis soumis tardivement, mais à force de méditer, j'ai cotnpris que vous avez voulu me rendre à
LE DÉLIRE DES PERSÉC UTIOiX'S.
moi -même, et quoitjiie j'aie bien souffert, vous aurez la gloire pour vous et votre nom sera à la postérité.